Alstom peut sabler le champagne ! Plus aucun obstacle ne s’oppose à l’acquisition de Bombardier Transport. Tous deux ont annoncé, le 1er décembre, avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires pour la réalisation de la vente. Les noces sont même prévues pour le 29 janvier 2021, plus tôt que prévu. Une opération réalisée en moins d’un an. Le protocole d’accord avait été signé le 17 février 2020 avec Bombardier et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Le 16 septembre, Alstom avait déjà signé le contrat d’achat pour un prix maximum de 5,3 milliards d’euros, au lieu de la fourchette de départ qui se situait entre 5,8 et 6,3 milliards. La situation économique de Bombardier et la pandémie de Covid-19 ne sont pas étrangères à cette baisse. Dans cette opération, CDPQ va devenir le premier actionnaire d’Alstom avec près de 18 % du capital et des droits de vote.
L’affaire était en bonne voie depuis que la Commission européenne avait donné son accord, le 31 juillet, en demandant la cession de certains actifs. La plus emblématique est celle du Coradia Polyvalent (le train Regiolis) et du site de production de Reichshoffen (Alsace) qui les fabrique. À l’heure actuelle, on ne connaît toujours pas le repreneur, mais deux noms reviennent avec insistance, l’espagnol CAF déjà présent à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et le tchèque Skoda.
Plus aucun obstacle ne freine la naissance du nouveau géant du ferroviaire qui pèsera environ 15 milliards d’euros. Lors du dernier exercice, clôturé au 31 mars 2020, Alstom a réalisé un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros. Son carnet de commandes atteint 40 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de Bombardier Transport s’élevait, fin 2019, à 7,65 milliards et son carnet de commandes à 33 milliards.



