Spécialisée dans la fabrication de plaques d’impression, l’usine Agfa-Gevaert à Pont-à-Marcq, près de Seclin (Nord), s’apprête à fermer d'ici fin 2020, décision annoncée par la direction le 11 juin. Un plan social pour les 175 salariés du site va être mis en place. Son homologue britannique est également concerné puisque le site de Leeds au Royaume-Uni va également fermer, 76 postes seront supprimés, soit un total de 251 emplois pour les deux sites.
"Après avoir examiné l’ensemble des options envisageables, Agfa-Gevaert n’a désormais plus d’autre choix que d’envisager l’arrêt des activités de ces deux sites et à informer, en ce sens, les représentants du personnel, les salariés et les pouvoirs publics concernés", a expliqué l'entreprise dans un communiqué.
Un site à dépolluer s’il n’y a pas de repreneur
Connue pour sa fabrication de plaques offset dites écologiques pour l’impression, l’usine nordiste subit les conséquences d’un marché en déclin. "Le marché de l'impression offset a vu au cours des dernières années une chute importante et durable des volumes de plaques d'impression et une érosion substantielle des prix", justifie Agfa-Gevaert. Déjà en 2006, le groupe avait supprimé 2 000 postes dans le monde.
Pourtant, il y a quelques années, c’était bien cette spécificité, la fabrication de plaques thermofuses, qui était présentée par Agfa-Gevaert comme salvatrice voire comme l’avenir de l’impression. Aujourd’hui, le groupe belge cherche à préserver et pérenniser ses activités de manière globale. La direction a annoncé qu’un projet d’accompagnement adapté aux salariés sera prochainement proposé.
Parallèlement, une recherche de repreneurs va bientôt débuter. A défaut de candidats, Agfa-Gevaert devra dépolluer son site, soit 5,1 hectares pour l’usine implantée sur une surface totale de 15,6 hectares.



