Faurecia se transforme pour continuer à échapper au marasme de l’automobile

Dans un marché automobile en contraction, Faurecia est parvenu à se maintenir en 2019, avec un chiffre d’affaires en légère progression.

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Patrick Koller
Faurecia est parvenu à se maintenir en 2019 malgré la contraction du marché automobile, s'est félicité son directeur général Patrick Koller.

Faurecia échappe à la crise qui secoue l’industrie automobile mondiale. L’équipementier français, filiale du groupe PSA, a annoncé lundi 17 février un chiffre d’affaires en progression de 1,4% à 17,8 milliards d’euros pour l’année écoulée, grâce à l’intégration de Clarion dans son périmètre et des effets positifs de devise.

En 2019, le groupe a affiché une marge opérationnelle de 7,2%, qui se maintient par rapport au niveau affiché l’année précédente. A l’inverse, son bénéfice net s’est fortement contracté de 16%, à un peu moins de 590 millions d'euros. La faute à l’accroissement de charges de restructuration visant à s’adapter à l’évolution défavorable du marché, ainsi que des coûts liés à l’intégration de Clarion.

"Nous avons atteint tous nos objectifs financiers dans un environnement difficile", s’est félicité le directeur général de Faurecia, Patrick Koller, lors de la présentation des résultats à Paris. En 2019, le spécialiste des sièges et de l’intérieur a pu compter sur un nouveau record de prises de commandes, qui a permis d’atteindre un montant cumulé de 68 milliard d’euros sur les trois années écoulées. Un niveau auquel la nouvelle activité Faurecia Clarion Electronics (FCE) a contribué à hauteur de 1,9 milliard d’euros de ventes, tandis que les véhicules commerciaux et moteurs à très forte puissance ont représenté 1,6 milliard d’euros en 2019. Au total, les "nouveaux espaces de valeur" ("new value spaces") ont représenté 17% des commandes de Faurecia, contre 12% en 2018.

Transformation et mesures d’économies

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De quoi confirmer la pertinence de la stratégie de transformation de Faurecia. En plus de sa nouvelle activité FCE visant à devenir "un leader mondial de l’électronique pour le cockpit et des systèmes ADAS à basse vitesse", le groupe poursuit le développement de ses activités liées à mobilité durable et au cockpit du futur. Et notamment dans l’hydrogène, auquel croit fortement Patrick Koller. "Les batteries ne sont pas opérantes dans le cas de certains types de véhicules comme les poids lourds. A l’inverse, l’hydrogène permet d’afficher une autonomie et un temps de recharge équivalents au diesel. La croissance et les volumes de cette technologie devraient être plus importants qu’anticipé", a estimé le directeur général de Faurecia lundi 17 février.

Comme la plupart des groupes automobiles, Faurecia poursuit également un vaste programme d’économies. Un travail qui s’est traduit notamment par une rationalisation de l’empreinte industrielle. Le groupe a indiqué avoir fermé 20 sites à travers le monde, dont quatre de sa nouvelle activité FCE et onze "sites non-industriels". Au total, Faurecia a réalisé 175 millions d’euros d’économies en 2019, ce qui a permis de contribuer au maintien de la marge opérationnelle sur la période. Une marge que Faurecia espère maintenir autour de 7,2% en 2020, et son flux de trésorerie au-dessus de 500 millions d’euros, malgré un marché mondial attendu en retrait de 3% sous l’effet du passage aux 95 grammes de CO2 en Europe et l’évolution incertaine des ventes en Chine.

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