Faurecia n’aura pas mis longtemps à rebondir sur l’une des rares bonnes nouvelles de l’été pour le climat. Le 18 août, le consortium suédois Hybrit (Hydrogen Breakthrough Ironmaking Technology), lancé en 2016 par le minier LKAB, l’aciériste SSAB et l’énergéticien Vattenfall, livrait à Volvo les premières plaques expérimentales d’acier zéro fossile. Fort de ce succès, SSAB prévoit une industrialisation de la production d’acier vert pour 2026. L’équipementier automobile Faurecia a annoncé le 1er septembre qu’il sera l’un de ses premiers clients.
Pour atteindre ses objectifs de réduire de moitié ses émissions de scope 3 (liées à la chaîne de valeur amont et aval) d'ici 2030, Faurecia doit agir notamment ses sur achats de matière première et bien choisir comment utiliser ces matériaux bas carbone, forcément plus chers, afin d’en optimiser l’impact climat. C’est dans les sièges que Faurecia compte d’abord utiliser cet acier produit sans énergies fossiles ni coke, mais avec de l’hydrogène et de l’électricité décarbonée à partir de 2026.
Neutralité carbone Total en 2050
Pour l’équipementier, qui vise aussi la neutralité carbone sur ses scope 1 (émissions directes) et 2 (émissions indirectes liées aux achats d’énergies) pour 2025 et la neutralité totale en CO2 d’ici à 2050, y compris la phase d’utilisation de ses produits, c’est « une étape majeure dans notre démarche de neutralité CO2 pour le scope 3 », explique Patrick Koller, directeur général de Faurecia dans un communiqué. C’est en tout cas un joli coup. Faurecia est le premier équipementier automobile à avoir signé avec SSAB.
Mais ce n’est pas son seul atout. Faurecia mise aussi beaucoup sur les matériaux biosourcés pour les composants intérieurs non visibles. En 2011, le groupe a par exemple développé une matière première qui combine résine de polypropylène et fibres naturelles de chanvre, qui doit réduire de 41 % le poids et de 58 % les émissions de CO2 par rapport au polypropylène renforcé au verre.



