Malgré la ruée vers l'Asie depuis quelques dizaines d'années, mise en avant lors de la crise du Covid-19 avec les tensions ou risques de pénuries sur certains médicaments, la chimie fine pharmaceutique est toutefois loin d’être un désert en France. Elle représente entre 10 000 et 12 000 emplois directs, un chiffre d’affaires annuel de 1,5 à 2 milliards d’euros, et dénombre une soixantaine de sites sur le territoire.
On y trouve quelques grands laboratoires, comme Sanofi, Servier et Pierre Fabre, et surtout un ensemble morcelé de PME et d’ETI,la plupart travaillant à façon. Face à la concurrence asiatique, des acteurs ont émergé ces quinze dernières années. C’est le cas de Seqens, de Novasep, d’Axyntis et de Minafin qui représentent aujourd’hui les leaders du secteur en France. Tous ont consolidé des ensembles d’actifs permettant de recouvrer de la dynamique.
Biochimie/L'Usine Nouvelle (Sources: Sicos Biochimie, Industrie Pharma Magazine, L'Usine Nouvelle)
Ces vingt dernières années, la chaîne de valeur a néanmoins été drastiquement modifiée. L’Europe, qui produisait près de 80% de cette chimie fine, a passé le relais à l’Asie, Chine et Inde en tête.
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