Enedis vient de réceptionner un nouveau site technique de 22 400 mètres carrés à La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher), dans lequel il a investi 8 millions d'euros. La direction régionale de cette filiale d'EDF pour l'aménagement des installations de distribution électrique va regrouper trois services qui étaient auparavant dispersés.
Ce nouvel emplacement, qui accueillera notamment des services techniques d'intervention, a été choisi pour sa proximité avec les axes routiers, et notamment la sortie de l'autoroute A10 à Blois. Environ 180 salariés d'Enedis commencent à emménager dans ces bâtiments. Le promoteur parisien Essor a obtenu le marché et est propriétaire des locaux.
Imaginé par le cabinet Apside Architecture, le site a été construit en arc de cercle, pour masquer l'intérieur, la cour et les équipements. "Enedis nous a demandé de soigner l'isolation phonique. Les parois et cloisons sont garantis à 53 décibels, ce qui est exceptionnellement bas pour des locaux d'activité en bordure de rocade", ajoute Anthony Conte, du cabinet Manehome, maître d'œuvre de ce chantier réalisé en grande partie par des entreprises locales.
Des murs porteurs préfabriqués

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Pour édifier ces locaux mixtes en moins de 18 mois, malgré la crise sanitaire et quelques incidents, comme la découverte d'un obus de la Seconde Guerre mondiale lors du terrassement, Manehome a eu largement recours à la préfabrication.
“Nous avons eu recours à une structure en béton pour les bureaux, avec des murs préfabriqués comprenant déjà l’isolant (de la laine de verre compressée). Les éléments assurent à la fois la structure et le parement de façade. Nous avons seulement dû ajouter du béton pour les sceller entre eux, ainsi qu’à la base", explique Anthony Conte à L’Usine Nouvelle. Composés de deux parois béton préfabriquées servant de coffrage et d’une paroi isolante assurant l’isolation thermique, les murs coffrés béton du vendéen Soriba ont été retenus - une mise en concurrence avait été assurée avec les produits du groupe alsacien Fehr.
Un chantier plus rapide
4 000 mètres cubes de béton, 60 kilomètres de câbles et 1 200 mètres de gaines de ventilation ont été utilisés. Un paramètre qui a dû être pris en compte en amont de la commande des matériaux. En plus des murs de façade, les poutres, les planchers (fabriqués par Rector) et les poteaux sont issus de la préfabrication. “Cela implique de grosses réunions de synthèse en amont : on ne peut pas passer une gaine électrique ou d’alimentation des volets une fois que c’est commandé, à moins de percer dans le béton”, commente Anthony Conte.
Le recours à cette technique a permis de réaliser le bâtiment en dix-huit mois, contre vingt-quatre mois dans un projet de cette envergure réalisé en briques ou en parpaings. Signe de la complexité de la mise en œuvre, la hauteur des étais a dû être dimensionnée afin que les douilles (les fixations) soient cachées, in fine, dans le faux plafond. Les locaux seront inaugurés le 18 janvier 2021.
Avec Franck Stassi



