Louis Vuitton s’offre une ligne de maquillage. Emboîtant le pas à Céline, Balmain, ou encore Hermès, le malletier phare du groupe LVMH a annoncé le 5 mars la création de produits de beauté estampillés LV. Il fait pour cela appel à la maquilleuse de renommée internationale Pat McGrath en tant que directrice artistique.
Un secteur porteur
«Le lancement de “La Beauté Louis Vuitton” est une évolution naturelle pour la maison, portée par une attention méticuleuse à la qualité, aux formulations et à l’innovation», a déclaré Pietro Beccari, le PDG de Louis Vuitton, dans un communiqué. Mais pourquoi les marques de luxe cherchent-elles toutes à investir le terrain de la beauté ? «C’est la porte d’entrée dans le luxe pour des clients qui ne disposent pas de moyens conséquents. Elle bénéficie d’une certaine résilience, le fameux “effet rouge à lèvres”», décrypte Joëlle de Montgolfier, la vice-présidente consommation, distribution et luxe de Bain & Company. La beauté est par ailleurs devenue première catégorie des produits de luxe, pesant 79 milliards d’euros au niveau mondial, selon une étude de Bain & Company et Altagamma. D’après la consultante, elle présente aussi l’avantage ne pas dépendre de lancements de collections saisonnières. Un relais de croissance idéal tout au long de l’année.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3741 - Avril 2025



