Le marché automobile peine à retrouver des couleurs. Selon les chiffres publiés mardi 1er juin par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), 141 041 immatriculations de voitures particulières neuves ont été enregistrées en mai 2021. Bien sûr, le secteur performe par rapport au même mois de 2020 (+46,5 %), mais la période était exceptionnelle : la France sortait tout juste de son premier confinement.
Afin d'avoir une véritable idée de l'évolution du nombre de ventes, il convient ainsi de comparer les chiffres qui viennent de tomber à ceux du mois de mai 2019. Dès lors, le tableau est tout autre : le nombre d'immatriculations a baissé de 27,3 %. Cette chute est encore plus importante que celle constatée entre avril 2019 et avril 2021, qui s'établissait à -25,4 %. Sur les cinq premiers mois de l'année, 723 258 voitures particulières neuves ont été vendues, soit 22,7 % de moins que par rapport à la même période en 2019.
Renault et Stellantis à la peine
Pour les leaders du secteur, la dégringolade reste sévère. Le nouvel ensemble Stellantis, fruit du mariage de PSA et Fiat Chrysler Automobiles (FCA), enregistre 44 393 immatriculations en avril 2021 (-39,4 % par rapport à mai 2019). Le groupe reste numéro un en France, avec une part de marché de 31,5 %. Celle-ci s'établissait néanmoins à 38,5 % en mai 2019. Côté français, Peugeot dénombre 22 623 livraisons (-35,1 %), Citroën 12 304 (-41,8 %), Opel 3 276 (-51,9 %), DS 1 671 (-24,8 %). L'italo-américain Fiat compte 3 520 immatriculations (-53,8 %) et Jeep 834 (-3,6 %).

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3 Avril 2026
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Le groupe Renault est toujours en dessous de son principal concurrent, avec 35 623 immatriculations, mais avec une baisse bien moins conséquente (-27,8 %). Ainsi, la part de marché du constructeur n'a presque pas bougé en deux ans, passant de 25,4 % à 25,3 %. Dans le détail, la marque Renault pèse 26 168 unités (-27,4 %), Dacia 9 387 (-27,8%) et Alpine 68 (-77,3 %). Sur la période janvier-mai, les deux groupes souffrent toujours ostensiblement des conséquences de la crise. Stellantis ralentit de 28,3 % avec 253 565 immatriculations cumulées. Le groupe Renault atteint 164 087 livraisons cumulées, un repli de 29,3 %.
Mitsubishi s'effondre
A la troisième place du podium avec une part de marché de 12,1 %, le groupe allemand Volkswagen limite la casse : 23 406 immatriculations enregistrées en mai 2021, c'est seulement 3,5 % de moins qu'en mai 2019. Toujours en Allemagne, BMW diminue de 16,6 % (6 114 unités) et Daimler de 40,6 % (4 067 véhicules). La chute est également sévère pour l'américain Ford, avec 3 787 voitures écoulées (-42,1 %).
Le partenaire historique de Renault, Nissan, ne fait guère mieux avec une baisse de 54,8 % (1 408 voitures). La pire performance du marché revient une fois encore à Mitsubishi, le troisième membre de l'alliance, avec seulement 79 immatriculations (-84,1 %). Leurs compatriotes Suzuki et Toyota profitent de la comparaison, avec respectivement 1 577 unités (-26,1 %) et 8 072 (-14,2 %).
Volvo et Hyundai se redressent
Quelques constructeurs réussissent malgré tout à tirer leur épingle du jeu. Le suédois Volvo (détenu par le groupe chinois Geely) progresse de 6 % avec 1 541 immatriculations. De son côté, la marque Hyundai (et non le groupe, légèrement plombé par la contre-performance de Kia) enregistre 3 622 immatriculations. Cette hausse de 8 % par rapport à mai 2019 est ainsi la meilleure performance du mois de mai 2021.



