De la finance aux États-Unis à un atelier textile en Isère. C'est le parcours atypique de Robin Avenel, la trentaine, dirigeant de Carasoie. Créée en 2011, sous le nom d’Handysoie, l’entreprise conçoit à la main des cravates et des foulards en soie ou encore des serviettes de bain pour des grandes maisons du luxe, principalement françaises.
Des commandes pour les prochaines années
En mars 2022, le jeune entrepreneur originaire de Normandie qui a passé sept ans outre-Atlantique, notamment en tant que gestionnaire de fortunes pour la banque Merrill Lynch, la rachète avec un associé, et la renomme Carasoie (pour «Confection Auvergne-Rhône-Alpes»). Ils remportent un important appel d’offres et les effectifs passent alors d’une trentaine de salariés à 130 aujourd’hui. Une vingtaine de recrutements sont encore prévus pour 2025, afin de répondre à un carnet de commandes plein pour les prochaines années.
De quoi justifier l’emménagement dans un tout nouvel atelier, toujours à Pont-Évêque (Isère), à une quarantaine de kilomètres au sud de Lyon (Rhône). Un investissement de 4,5 millions d’euros, financé par emprunts et fonds propres, qui lui permet de passer d’une surface de 1200 m² à 3000 m².
L’enjeu désormais ? Le recrutement et la formation. «Notre système est assez particulier, puisque notre savoir-faire, le roulottage à la main, est si spécifique que nous formons les candidats avant de leur proposer un emploi», confie Robin Avenel, interrogé par L’Usine Nouvelle.



