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[En images] Le nouveau sous-marin nucléaire d'attaque Suffren effectue sa première plongée en haute-mer

Premier d'une série de six sous-marins nucléaires d'attaque nouvelle génération du programme Barracuda, le Suffren a entamé le 28 avril depuis Cherbourg des tests en haute-mer. Ces essais de plusieurs mois doivent le mener dans la Manche, puis dans l'Atlantique et enfin en Méditerranée.

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Suffren, première plongée de en mer 27 avril
Le Suffren doit venir appuyer les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) français et servir aux missions de renseignements, à l'escorte de bâtiment comme les porte-avions, et à la lutte sous-marine et anti-navire.

Il doit devenir un élément clef de l'arsenal maritime français. Le Suffren a débuté des essais en haute-mer qui vont durer plusieurs mois, avant sa livraison à la Marine nationale. Ses tests le mèneront dans la Manche, puis dans l'Atlantique et enfin en Méditerranée. Cinq sous-marins similaires ont été commandés par le ministère des Armées.

"Première plongée en mer du sous-marin nucléaire d’attaque Suffren. Merci à tous les personnels passionnés et engagés qui se mobilisent pour permettre cette étape essentielle. La remontée en puissance de notre outil de défense se poursuit grâce à vous", a tweeté la ministre des Armées mercredi 29 avril.

Des essais en haute-mer de plusieurs mois

Cette phase d'essais en mer de plusieurs mois doit permettre de "vérifier, de manière progressive, l’ensemble des capacités techniques et opérationnelles." Menés sous la supervision des ingénieurs et techniciens de la DGA (Direction Générale de l'Armement), du Commissariat à l’Energie atomique et aux Energies Alternatives (CEA), de Naval Group et de TechnicAtome, ils seront effectués par des sous-mariniers de la Marine nationale. 

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Mesures sanitaires de rigueur à bord

Avant de plonger, "tous les personnels embarqués pour les essais en mer ont été mis en quatorzaine préventive et ont été testés négatifs au Covid-19", indique le ministère dans un communiqué, précisant qu'à bord du Suffren, "le port du masque sera obligatoire en permanence et les règles d’hygiène et de désinfection seront strictement appliquées."

Un chantier de douze ans

Doté de la propulsion nucléaire, le Suffren a été construit par le groupe d'industrie navale Naval Group (ex-DCNS, détenu à hauteur de 62,49% par l'Etat) en douze ans, soit un retard de trois ans sur le calendrier initial. Le coût du programme (développement et construction) de ce géant amphibie de 99 m de long et de 5 300 tonnes s'élève à 9,1 milliards d'euros.

Depuis son inauguration par Emmanuel Macron à sa sortie du chantier naval de Cherbourg (Manche) en juillet 2019, les équipes d'ingénieurs ont testé pendant huit mois le bon fonctionnement des systèmes et des équipements, notamment le système de combat et le réacteur nucléaire en décembre dernier. Enfin, une première plongée à quai avait eu lieu le 4 février dernier pour évaluer l'étanchéité des installations.

suffren inauguration MacronHassan Meddah
suffren inauguration Macron suffren inauguration Macron

(Le Suffren lors de son inauguration par Emmanuel Macron le 12 juillet 2019. Crédit photo: Hassan Meddah) 

Première plongée pour le Suffren Ministère des armées
Première plongée pour le Suffren Première plongée pour le Suffren

(Première plongée à quai du Suffren le 4 février 2020. Crédit: Naval Group)

Le programme Barracuda 

Premier des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) nouvelle génération du programme Barracuda initié en 1998, le Suffren est appelé à relever les SNA de type Rubis mis en service au début des années 1980.

Dans le sillage du Suffren, cinq SNA supplémentaires du même type doivent venir grossir l'arsenal nucléaire français : le Duguay-Trouin, le Tourville, le De Grasse, le Rubis et le Casabianca. Les quatre premiers sont en cours de construction, pour une livraison estimée à 2025.

Les SNA doivent venir appuyer les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) français et servir aux missions de renseignements, à l'escorte de bâtiment comme les porte-avions, et à la lutte sous-marine et anti-navire. Deux nouvelles fonctions ont été ajoutées à cette nouvelle génération de sous-marin. Une capacité de frappe contre terre avec un missile de croisière navale d'une portée de 1000 km et le déploiement des nageurs de combat via un hangar de pont amovible. Ils seront également capables "de naviguer plus loin, plus vite, plus longtemps et plus discrètement" explique le ministère des Armées.

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