En Gironde, l’équipementier automobile MMT-B va supprimer 210 à 250 emplois

MMT-B, spécialiste des boîtes de vitesses qui occupe l’ancien site Ford à Blanquefort (Gironde), doit annoncer jeudi 13 mars la suppression de 210 à 250 emplois, sur 410. En cause, principalement, sa dépendance aux véhicules thermiques du constructeur américain.

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Pomeau de vitesse habitacle
L’équipementier automobile MMT-B à Blanquefort (ex Ford) se dirige vers un plan social touchant de 210 à 250 postes, soit plus de la moitié de l'effectif actuel.

MMT-B, spécialiste des boîtes de vitesses implanté sur le site de l’ancienne usine Ford de Blanquefort (Gironde), doit annoncer officiellement jeudi 13 mars la suppression de 210 à 250 postes. La direction, qui ne s’exprimera pas publiquement avant cette date, a indiqué aux salariés s’attendre à une baisse des commandes de boîtes de vitesses de 27% cette année et de 38% en 2026. Celles-ci sont destinées aux boîtes manuelles des voitures thermiques de Ford, son client presque unique.

«C’est un peu, pour nous, le revers de la médaille du succès des électriques», estime Régis Labasse, représentant Force ouvrière (FO) au sein de l’entreprise filiale du fonds d’investissement allemand Mutares. «Ford ne vend pas moins de Focus et de Puma, les modèles concernés, mais la part des thermiques a fortement chuté, regrette le représentant FO. C’est aussi le problème de l’entreprise depuis longtemps ; un mono produit et un mono client.» 

Le syndicaliste s'étonne que malgré «un outil de production magnifique, des machines neuves, de la main-d’œuvre qualifiée et des ingénieurs qui travaillent dur» les deux seuls clients autres que Ford sont BMW et Mercedes. «On a du mal à comprendre pourquoi les Français ne veulent pas travailler avec nous.»

De 4000 à 200 salariés

Autre écueil pour MMT-B, les conséquences du redressement judiciaire de son fournisseur, Amis. «Sans compter le manque de soutien des pouvoirs publics», reprend Régis Labasse. «Beaucoup d’élus se sont prononcés pour très peu d’actes, et notamment pas assez de soutien au financement, qui pourrait permettre une diversification», souligne-t-il. Pourtant, rappelle l'élu, «la direction s’est notamment penchée sur le sujet de l’aéronautique, et elle fait le maximum pour trouver des solutions pour l'avenir».

Les personnels, eux, sont marqués par des coupes successives. «Nous étions près de 4000 [3600 dans les années 1990, ndlr] puis 1000, puis 700, aujourd’hui nous sommes 410 et plus de 200 postes vont être supprimés. Les équipes sont épuisées par ces PSE», déplore Régis Labasse. C’est au moment de l’annonce du PSE que le chiffre exact, attendu entre 210 et 250 suppressions, sera communiqué par la direction.Une cellule psychologique va être chargée d’accompagner les salariés concernés.

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