260 personnes de la branche healthcare du groupe Urgo déménageront de quelques kilomètres en 2025 pour passer du site de Chenôve (Côte-d’Or) vers un nouveau siège en centre-ville de Dijon. Ce projet de 23 millions d’euros avait été lancé en 2021, mais les nouveaux bâtiments ont commencé à émerger début 2024. L’entreprise s’installera dans le nouveau centre Dauphine sur plus de 3350 mètres carrés. «Nous rejoindrons un beau site qui a la capacité de nous accueillir. Pour accompagner notre croissance, nous venons d’acquérir 950 mètres carrés supplémentaires» explique Briac Le Lous, président d’Urgo Consumer Healthcare.
En effet, après avoir enregistré 200 millions d’euros de chiffre d’affaires au moment de son installation à Chenôve en 2005, 20 ans plus tard le groupe atteint désormais 870 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Notre stratégie consiste à avoir une équipe dédiée par client et pour nos différentes activités: le médical qui reste à Chenôve avec notre premier centre de recherche et l’équipe Healthcare sur le futur site à Dijon», détaille le responsable qui veut que les fonctions supports se trouvent au même endroit que les équipes de conception des produits pour gagner en agilité.
Le choix de Dijon
Le groupe familial ouvrira ainsi son cinquième site sur le territoire de Dijon Métropole et insiste sur cet ancrage. «Nous avons une industrie de pointe, dans la recherche, pour laquelle nous avons besoin de gens qualifiés. Nos métiers techniques demandent un temps long de formation donc il est important de fixer nos équipes. Dijon est une ville attractive. Quand une personne s’y installe, elle y reste, car elle y trouve une qualité de vie, un logement accessible sans être trop loin de Paris.» En septembre dernier, Urgo inaugurait ainsi un nouveau centre logistique dédié à la pharmacie à Ouges (Côte-d’Or), pour lequel elle avait investi 22 millions d’euros.
Une stratégie globale d’investissements
Le groupe pharmaceutique mène en parallèle d’autres investissements. Sur la période 2020 - 2030, il prévoyait ainsi d’engager 300 millions d’euros en R&D auquel viennent s’ajouter 100 millions d’euros pour le projet de peau artificielle, «vivante», Genesis mené à Dijon. «Nous serions les premiers au monde à savoir le faire. Nous visons un lancement entre 2032 et 2035. Nous avons la volonté d’investir à long terme», complète Briac Le Lous.
A côté, Urgo avait budgétisé 100 millions d’euros d’investissement dans son industrie, un budget déjà atteint. «Nous travaillons sur un nouveau plan 2025 - 2030. Nous aurons sans doute une nouvelle usine proche de Saint-Etienne. Nous avons déjà une usine de textile médical pour des produits qui se développent sur le marché américain qui a atteint ses capacités», souligne le président de la branche healthcare. Autant d’investissements qui doivent permettre à Urgo de se hisser au plus haut rang de son secteur.



