La société spécialisée dans les carburants bas carbone Elyse Energy annonce le développement du projet BioTJet. Ce programme – porté par Elyse Energy en partenariat avec IFP Energies nouvelles, Avril, Axens et BioNext – vise à produire des carburants d’aviation durables (SAF) en capitalisant sur le procédé BioTFuel. Elyse Energy souhaite, à travers BioTJet, ajouter une étape au procédé testé, validé et optimisé dans le cadre de BioTFuel. « Notre projet vise à étudier l’injection d’hydrogène, produit par électrolyse de l’eau, au procédé. Ceci devrait nous permettre d’améliorer le rendement de production sans avoir à utiliser de biomasse supplémentaire. Dans un cas extrême, nous devrions être quasiment en mesure de doubler la production de biokérosène à matière première équivalente », explique Benoît Decourt, Chief operating officer chez Elyse Energy.
Pour rappel, le procédé BioTFuel permet la production de biocarburants à partir de résidus forestiers et/ou agricoles, n’entrant ainsi pas en compétition avec d’autres usages de la biomasse. Il se déroule en quatre blocs : une première étape de séchage et torréfaction de la biomasse ; la gazéification de la matière ; la purification du syngas ; et une réaction Fischer-Tropsch. « Nous sommes très fiers que la technologie BioTFuel entre dans une phase industrielle avec le lancement de BioTJet. Cette étape est l’aboutissement d’une aventure collective de près de dix ans, ayant mobilisé des moyens humains et financiers importants et permis de relever des défis technologiques inédits », a indiqué Jean-Pierre Burzynski, directeur du centre de résultats Procédés d’IFP Energies nouvelles.
Lauréat d’un appel à projets autour des biocarburants de l’Ademe dans le cadre du PIA 4, BioTJet se déroulera en trois grandes phases : étude de faisabilité, ingénierie, construction de l’unité. Pour l’instant, Elyse Energy indique n’être qu’à la première grande phase qui devrait s’achever d’ici à la fin septembre. L’étude de faisabilité devrait permettre de déterminer le schéma d’approvisionnement et le design de l’unité, ainsi que l’implantation du site. « Nous sommes actuellement en discussion pour trois sites d’implantation. Beaucoup de critères sont à prendre en compte, mais une décision devrait être prise d’ici à la fin du mois de septembre 2022 », explique Benoît Decourt. La décision finale d’investissement pour ce projet est attendue à la fin de l’année 2024 pour une mise en service de l’unité à horizon 2027.



