Elsens fabrique des produits cosmétiques sans chauffer ses ingrédients

Estelle Courtot, étudiante à Esitech, une école d’ingénieurs de l’université Rouen Normandie, crée des produits d’hygiène et de beauté sans chauffer leurs composants. Ce qui préserve leurs principes actifs et limite leur impact environnemental en réduisant la consommation énergétique. Sa marque Elsens concourt au Grand challenge des écoles d’ingénieurs de L’Usine Nouvelle, dans la catégorie Environnement et énergie.

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Estelle Courtot, étudiante à Esitech, fabrique les produits de sa marque Elsens par un procédé à froid qui préserve les qualités des ingrédients.

Mélanger les ingrédients d’un produit de beauté sans les chauffer. Voilà ce que permet le procédé innovant utilisé par Estelle Courtot, candidate au Grand challenge des écoles d’ingénieurs de L’Usine Nouvelle, dans la catégorie Environnement et énergie, dont le palmarès sera dévoilé le 15 mai.

Classiquement, les ingrédients des produits sont chauffés le plus souvent à 80 degrés, pour qu’ils se mélangent. Un procédé qui les dégrade et consomme d’importantes quantités d’énergie. Pour les émulsionner à froid, Estelle Courtot utilise des gommes végétales, sous forme de poudre, issues par exemple de l’acacia. Ainsi rendus plus épais, les composants se mélangent mieux et conservent les propriétés hydratantes des huiles végétales utilisées. Ces gommes viennent de France ou de pays européens frontaliers, dans un souci de réduction de l’empreinte carbone.

Une fibre entrepreneuriale familiale

Ce procédé à froid, l’étudiante de l’Esitech, une école d'ingénieurs de l'université Rouen Normandie, le tient de son père, qui l’a imaginé, lui, pour mixer des éléments destinés à la fabrication de compléments alimentaires pour animaux.

Elle a fabriqué un premier gel douche, qui devrait se voir commercialisé dès cet automne. Les produits de sa marque, Elsens, seront conditionnés dans des flacons de verre qui les protègent des UV. Estelle Courtot réfléchit à les consigner pour réduire les déchets. «Ma mère, ma grand-mère, dirigent ou ont dirigé leurs entreprises. On m’a transmis ces clés», raconte la jeune femme, qui se sent accompagnée et soutenue par sa famille dans cette voie entrepreneuriale lancée avant même la fin de son cursus, en 2026.

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