Verallia, troisième producteur mondial d’emballages en verre pour les boissons et les produits alimentaires avec 10 000 salariés et 32 usines dans le monde, a annoncé le 12 juin une réorganisation de ses sites français qui pourrait aboutir à la disparition de 130 postes.
Sur ce total, 80 suppressions d’emplois sont liées au non-renouvellement du plus ancien des trois fours de l’usine verrière de Châteaubernard (Charente). Les autres suppressions envisagées sont dues à la réorganisation des usines françaises sur le modèle appliqué par le groupe en Espagne et en Italie, avec un fonctionnement en unités de production (de la commande à la livraison) plutôt que spécialisées sur des process.
Depuis 2016, Verallia a investi 220 millions d’euros dans ses sept usines françaises – Châteaubernard, Saint-Romain-le-Puy (Loire), Lagnieu (Ain), Oiry (Marne), Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Crouy (Aisne) et Pont-Sainte-Maxence (Oise) –, qui emploient 2 500 personnes. Le verrier justifie cette restructuration par une surcapacité liée au recul des exportations de vins tranquilles et à la concurrence accrue des importations de bouteilles des pays limitrophes. La CGT, elle, dénonce la responsabilité de Verallia dans cette surcapacité. "Deux nouveaux fours de production ont été créés, un en Espagne et un en Italie", explique-t-elle. En novembre 2019, le verrier a investi 33 millions d’euros de l’autre côté des Pyrénées pour porter sa capacité de production de 560 à 600 millions de bouteilles pour les vins et spiritueux.



