L’entreprise Menuisiers agenceurs de Bigorre (MAB 65) va investir 4,5 millions d’euros dans la réhabilitation du site d’Alstom à Séméac (Hautes-Pyrénées) pour développer son activité dans la construction hors site. Ce n’est cependant pas un premier pas dans l’industrie pour l’entreprise de BTP. Reprise en janvier 2011 par Eric Raas, elle a déjà automatisé une partie de son activité dédiée à l’usinage. «Nous sommes déjà entrés dans une phase pré-industrielle. Nous sommes équipés de centres d’usinages automatisés. Avec le nouveau site, nous allons aller plus loin en automatisant la partie assemblage», annonce le dirigeant Eric Raas, ancien cadre de l’industrie ayant notamment exercé chez Danone.
L’objectif est de développer un nouveau concept de fabrication de maisons individuelles en ossature bois en usine en quelques semaines seulement pour réaliser des modules en 3D entièrement finis. «Ces modules intègrent la plâtrerie, l’électricité et la plomberie. L’assemblage sur site ne prend que quelques semaines. En moyenne, il faut compter un délai de 4mois pour disposer d’une habitation de 100m² pour un coût aujourd’hui équivalent au prix du marché. Avec notre nouvel outil industriel, nous allons optimiser et réduire encore les coûts», ajoute le dirigeant.
Un objectif de 50 maisons par an
3 millions d’euros seront investis pour réhabiliter les 10000 m² de bâtiments présents sur le site d’Alstom. 1,5 million d’euros seront destinés à l’acquisition des équipements industriels. Les travaux seront engagés en septembre 2024 pour une livraison au premier semestre 2025. L’objectif est de produire une cinquantaine de maisons par an d'ici à 2027 avec à la clef la création d’une cinquantaine d’emplois. Une nouvelle société baptisée «La Fabrique à Maison» est également en cours de constitution.
Déjà installée à Séméac, MAB 65 réunit aujourd’hui sur un même site trois sociétés avec MSB et CTB, soit un effectif global de 60 personnes. Le groupe maîtrise ainsi trois activités : la menuiserie, la métallurgie et la charpente. À terme, ces trois sociétés seront regroupées sur le futur site. Par la suite, le nouveau procédé, développé en 2022 à la demande du groupe Sepalumic, pourrait être décliné à la fabrication de locaux professionnels ou d’immeubles collectifs.



