Dans ses locaux de Bénifontaine (Pas-de-Calais), la Brasserie Castelain investit 2 millions d’euros dans son outil de production. “L’objectif est d’avoir le moins d’emprise sur notre environnement, et nous voulons faciliter le travail de nos équipes par plus d’ergonomie”, indique Nicolas Castelain, directeur général de cette entreprise reprise par sa famille en 1966, qui compte 48 salariés et a réalisé 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020.
Premier volet du plan d’investissement, l’installation de deux nouveaux silos de stockage de céréales (200 000 euros). Ces silos viennent en complément de ceux installés en 2017. L’objectif affiché est de développer l’utilisation du vrac de façon plus intensive dans l’outil de production, afin de faciliter le travail des brasseurs. “Nous utilisons de plus en plus de malts et de houblons différents. On ne peut pas occulter le poids du port de charges. La manipulation de sacs va se réduire, tout comme le nombre de camions qui nous livrent. Les fournisseurs sont prêts à suivre le mouvement”, précise Nicolas Castelain. La mise en route est prévue pour février 2021.
Moins de carton d’emballage
Deuxième volet du plan, l’installation d’une nouvelle ligne de conditionnement (1 million d’euros), avec une machine destinée à l’ajout de packs kraft plus sobres en carton (grammage et surface). “Nous pourrons mettre juste le carton nécessaire pour les packagings destinés à la commercialisation en rayons, tout en garantissant une mécanisation intéressante et une expression esthétique et fonctionnelle. Nous travaillons toujours avec des cartonniers des Hauts-de-France”, insiste Nicolas Castelain. 10% d’économies de poids de cartons sont attendues. Atecmi et Paker ont fourni les convoyeurs et l’empaqueteuse.
Une eau préchauffée
Enfin, Brasserie Castelain vise l’optimisation de ses ressources énergétiques. En renouvelant ses compresseurs de froid, le site pourra réchauffer l’eau utilisée dans le process, très consommateur, de production de la bière. “Nous récupérerons la chaleur produite par les compresseurs. Nous ferons des économies non pas sur la consommation d’eau, mais de gaz, l’eau ayant déjà été préchauffée”, explique Nicolas Castelain. Au lieu de chauffer l’eau de 15 à 85 degrés, l'unité la recevra à une température initiale de 50 degrés. L’installation est prévue au début du second semestre 2021, pour 800 000 euros.
Ces investissements s’inscrivent dans un contexte favorable pour la brasserie, qui a réussi à faire progresser “légèrement” sa production en 2020, à 118 000 hectolitres en 2020. Sa forte exposition à la grande distribution (65% des volumes) lui a permis de compenser les 45% de volumes perdus en cafés-hôtels-restaurants l’an passé.



