Suite à une demande de la direction générale de la santé, les laboratoires Boiron vont lancer à partir du lundi 23 mars la production de gel hydroalcoolique sur leur site de Messimy, près de Lyon (Rhône).
Cette production sera destinée à l’Etablissement français du sang. Une ligne de production sera consacrée à ce produit, à raison "de plusieurs centaines de litres par jour, pour commencer", précise Arnaud Delaunay, directeur des relations extérieures du groupe lyonnais. Ce gel sera fabriqué selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et sera conditionné en trois contenants différents. Dans un second temps, cette production pourrait également servir à alimenter les établissements de distribution de Boiron et les officines pharmaceutiques.
Double réorganisation
Cette nouvelle production intervient dans un contexte sensible pour le laboratoire lyonnais qui a annoncé le 11 mars un plan de restructuration de ses activités françaises avec la suppression de 646 postes et la création de 134 nouveaux postes, la fermeture son usine de Montrichard (Loir-et-Cher), près de Tours, et de douze de ses vingt-sept établissements de préparation en France.
Le site de production de Messimy n’est pas affecté par ce plan en cours de négociation avec les organisations syndicales. Boiron est aussi confronté à une autre réorganisation de ses équipes de production dans son usine lyonnaise suite à l’épidémie de Covid-19 pour maintenir la fabrication de ses produits homéopathiques. Avec deux équipes de production différentes qui n’auront aucun contact par mesure de sécurité sanitaire.
Le chiffre d’affaires de Boiron a diminué de 7,8 % en 2019 à 557 millions d’euros. Il s’est contracté de 12,6 % sur le marché français.



