Scope 1 - Adisseo passe à l’hydrogène vert
Adisseo n’utilisera plus de méthane pour générer l’hydrogène nécessaire à sa production de méthionine, un élément capital pour l’alimentation des volailles, des porcs et des ruminants. En 2022, Engie va installer sur son site des Roches-de-Condrieu (Isère) un électrolyseur d’une capacité de 20 000 tonnes d’hydrogène vert par an pour décarboner ce process, grâce à un investissement de 100 millions d’euros.
Scope 2 - La raffinerie Sara valorise l'hydrogène fatal
D.R. La raffinerie Sara du Lamentin, en Martinique. Crédit : D.R.
Grâce à un partenariat entre le développeur bordelais Hydrogène de France et le spécialiste canadien des piles à combustible Ballard Power Systems, depuis 2020, la raffinerie Sara du Lamentin, en Martinique, valorise en électricité, injectée dans le réseau de l’île, jusqu’à 60 % de l’hydrogène fatal qu’elle produit. Le développement et l’installation d’une pile à combustible géante de 1 mégawatt ont coûté 10 millions d’euros, dont 4 millions financés par l’Europe.
Scope 2 - Lactalis adopte le solaire thermique
Au printemps 2022, la nouvelle tour de séchage de l’usine Lacto Serum de Lactalis Ingrédients, près de Verdun (Meuse), sera alimentée en chaleur renouvelable par la plus grande centrale solaire thermique (15 000 m2) de France. D’une puissance de 13 mégawatts, construite par l’opérateur bordelais NewHeat, elle permettra au site de réduire de 11 % sa consommation de gaz et de 10 % ses émissions.
Scope 2 - La SNCF roule au colza
En attendant le train à hydrogène, pour réduire ses émissions, la SNCF pourrait faire rouler ses rames au colza sur les lignes non électrifiées. En partenariat avec Bolloré Energy et Champlor, entre avril et juillet, un test a été réalisé avec succès sur la ligne Paris-Granville (Manche), sur laquelle circulent 15 trains bimodes par jour. Une première européenne.
Scope 2 - CMA CGM investit dans le biométhane
CMA CGM Porte-conteneurs du groupe CMA CGM propulsé au GNL. Crédit : CMA CGM
Pour décarboner le transport maritime, l’armateur CMA CGM mise sur le gaz naturel liquéfié (GNL) pour remplacer le fioul maritime. En 2024, sa flotte comptera 44 navires propulsés au GNL. Pour aller plus loin, il va investir dans la production de 12 000 tonnes par an de biométhane en Europe, de quoi alimenter deux porte-conteneurs GNL sur la ligne Balt3, entre Saint-Pétersbourg et Rotterdam, pendant un an.
Scope 2 - Daudruy échange sa vapeur
Échange de bons procédés. Depuis 2020, à Dunkerque (Nord), la raffinerie d’huiles végétales Daudruy fournit de la vapeur fatale au réseau de chauffage urbain l’hiver, en complément de celle d’ArcelorMittal. L’été, c’est le centre de valorisation énergétique de déchets à proximité qui l’alimente en chaleur, lui évitant de faire fonctionner ses chaudières. La boucle énergétique locale, qui a coûté 9 millions d’euros, est opérée par Dalkia, filiale d’EDF.



