L’unité de production Chemours (ex-DuPont) sur la plate-forme chimique de Villers-Saint-Paul, dans le bassin creillois, dans l'Oise, devrait fermer en juin 2025. L’annonce a été faite par le siège du groupe aux Etats-Unis à la mairie de Villers-Saint-Paul il y a quelques semaines puis aux 59 salariés. Elle a été confirmée lors des résultats annuels de l'entreprise. Un plan de sauvegarde de l'emploi est lancé, portant sur l'ensemble des postes.
L’usine produit des télomères, composants de mousses anti-incendie. Le groupe chimique américain met en avant les restrictions européennes concernant les produits contenant des PFAS, plus connus sous le nom de «polluants éternels», pour justifier ce départ brutal du territoire français.
Un projet à 200 millions d'euros suspendu
Un coup d'arrêt d'autant plus préjudiciable que l'industriel prévoyait de s'agrandir et de se diversifier. Début 2024, l'usine avait tété autorisée par arrêté préfectoral à étendre ses activités pour la fabrication de membranes ionomères, composants essentiels utilisés dans la production d’hydrogène vert. Un investissement de 200 millions de dollars avait même été annoncé sur ce site en 2023, en présence du ministre chargé de l’industrie et de l’énergie de l’époque, Roland Lescure, avec la promesse d’embauche de 80 salariés. Mais face aux difficultés du marché de l'hydrogène, le projet est suspendu. Mettant potentiellement fin à la présence de Chemours en France, bien qu'il n'acte pas officiellement la fermeture de l'usine ni l'abandon définitif du projet hydrogène.



