Sous pression du gouvernement italien pour investir et produire plus de voitures dans la Botte, Stellantis affiche sa volonté de ne pas délaisser la mère patrie de ses marques Abarth, Alfa Romeo, Fiat, Lancia et Maserati. Le groupe a dévoilé en grande pompe début septembre son premier Battery Technology Center (un second est en cours de construction au Canada), implanté au sein du complexe industriel de Mirafiori, en banlieue de Turin.
Les travaux ont nécessité un investissement de 40 millions d’euros. Vont y être testées et calibrées des batteries de Stellantis, principalement celles conçues pour équiper la nouvelle plateforme STLA Medium - qui forme la base de la nouvelle Peugeot e-3008.
Vue de l’extérieur, la façade de brique rouge du bâtiment ornée d’un simple logo Stellantis ne laisse pas présager un intérieur flambant neuf, où trônent 32 énergivores chambres d’essais climatiques réparties sur 8000 mètres carrés. «Le centre peut tester jusqu’à 47 packs de batteries en même temps», explique Paola Baratta, responsable des tests au sein de l’usine.

Une fois déballées et installées sur un chariot, les batteries sont insérées au sein d’une chambre d'essais. Les plus petites accueillent cellules ou modules. Les plus imposantes mesurent 4 mètres sur 2,6 et pèsent 15 tonnes et permettent de tester les packs batteries de Stellantis sur l’ensemble de leur cycle de vie, y compris le software qui les accompagne (le Battery Management System ou BMS), sur de larges plages climatiques.
Variation de 20 degrés par minute
Au sein d’une chambre d’essais, la température peut évoluer entre -40° et +60° Celsius, dans des conditions d’humidité qui peuvent varier de 20 degrés maximum par minute. Lors des tests, les packs batteries sont donc chargés puis déchargés en continu, afin d’analyser leur comportement dans des conditions climatiques données. Et de comprendre ainsi quels sont les points faibles et les points forts des packs batteries de Stellantis.

Ce centre technologique sera également utilisé pour analyser des batteries défectueuses mais également pour du «benchmarking», c’est-à-dire que les équipes de Stellantis vont démonter et tester des batteries de constructeurs concurrents afin de les comparer aux leurs. Avec de type d’installations, Stellantis dit vouloir «verticaliser» son activité autour des batteries, qui représentent jusqu’à 40% du prix d’un véhicule électrique.



