Opération portes ouvertes dans l’Eure. Nestlé a convié élus locaux et journalistes ce 1er juillet sur son site dédié aux aliments pour animaux de compagnie de Montfort-sur-Risle. L’occasion de souligner l’engagement de l’industriel sur le sol français. Le groupe a rappelé avoir investi 300 millions d’euros sur ses cinq usines de petfood entre 2020 et 2024. Sur la période, 25 millions ont été alloués au site normand.
Objectif 99000 tonnes de production
Une nouvelle extrudeuse a aussi été installée en 2024 pour doper la capacité de production de croquettes. Cette dernière atteint désormais 115000 tonnes : un volume que ne peuvent pas absorber les unités de conditionnement et d’emballage à date. Nestlé s’est toutefois donné l’objectif de faire grimper la production cette année, de 95000 à 99000 tonnes, synonyme de saturation en bout de chaine. A Montfort-sur-Risle, la partie stockage est en train de finaliser sa réorganisation, l’augmentation de la capacité ayant causé quelques désordres.
Précision, la nouvelle extrudeuse n’a coûté «que» 10 millions d’euros. Le reste de la somme a donc était consacré la logistique et la rénovation de l’accès à l’usine, à la mise en place d’une filmeuse palette en papier – une innovation encore réservée au marché suisse qui permet d’économiser du plastique – ou encore à la mise en place d’un bras articulé, capable de prélever des croquettes en sortie d’extrusion pour vérifier notamment le taux d’humidité de ces dernières et ajuster la préparation en direct. Malheureusement la démonstration a tourné court ce 1er juillet, le robot se montrant capricieux.
Ne pas perdre la bataille des parts de marché
Les investissements sur le site doivent permettre au groupe Nestlé de sécuriser sa place sur le marché français du petfood où il est largement leader avec 28,4% de part de marché tous segments confondus. Le groupe a toutefois vu son chiffre d’affaires sur le secteur en France progresser deux fois moins vite que le reste du marché l’an dernier. Montfort-sur-Risle doit aussi sécuriser l’export, alors que 52% de la production prend la destination de la Turquie, de la Pologne ou encore de l’Espagne.



