La pandémie de Covid-19 se révèle être un formidable accélérateur de l’adoption du cloud par les entreprises. Ce qui laisse le cabinet IDC entrevoir une croissance de 15,7 % par an d’ici cinq ans des dépenses dans l’ensemble de l’écosystème de ce modèle informatique.
Son marché pourrait ainsi dépasser le chiffre fatidique des 1 000 milliards de dollars en 2024.
+21 % par an pour les services cloud
Les services de cloud public et privé constituent le plus gros morceau et le segment le plus dynamique, avec une croissance composée de 21 % par an sur la même période. En 2024, ils représenteront 60 % de l’ensemble du marché. Ce segment est du ressort de fournisseurs comme Amazon Web Services, Microsoft, Google, Alibaba, OVH ou Salesforce.
Viennent ensuite les services de conseil, d’accompagnement et de gestion aidant les entreprises dans le choix, la mise en place et l'exploitation de cloud. Ils sont fournis par des ESN (Entreprises de services du numérique) comme IBM, Accenture, Capgemini et autre Atos. Ils jouiront d’une croissance composée de 8,3 % par an.
Le cloud hybride, au coeur de la transformation numérique
Suivent enfin les investissements d’équipements (matériels, logiciels et services de support) pour la construction d’infrastructures cloud. Ils bénéficieront d’une "croissance composée" de 11,1 % par an. Ce segment est détenu par des équipementiers tels Dell, Cisco, HPE, Microsoft ou VMware.
Selon IDC, le cloud hybride, qui combine cloud privé et plusieurs cloud publics, devient au cœur des efforts de transformation numérique réussis en définissant une approche architecturale informatique, une stratégie d'investissement et un modèle d’affectation du personnel informatique qui garantit un équilibre optimal du système d’information sans sacrifier les performances, la fiabilité ou le contrôle.



