Classement des écoles d'ingénieurs 2025 : notre méthodologie

Comment le palmarès 2025 de L’Usine Nouvelle a-t-il été construit ? Si l’ADN du classement reste le même, un système à points fait son apparition cette année. De plus, les doubles diplômés sont désormais pris en compte, de même que la part de diplômés en emploi dans l’industrie.

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Le classement des écoles d'ingénieurs 2025 est bâti sur quatre critères décomposés

Comme chaque année, la rédaction de L’Usine Nouvelle bâtit ce palmarès à partir des données publiques de la Commission des titres d'ingénieurs (CTI) complétées par celles de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI).

Nos traditionnels quatre grands critères, à savoir l'insertion professionnelle, la proximité avec l’entreprise, la recherche et l’international restent inchangés, de même que leur poids dans le résultat final. L’Usine Nouvelle classe cette année 128 écoles, bien qu’il y a un France un peu plus de 200 écoles d’ingénieurs. Deux raisons expliquent cette différence : comme l’année précédente, seules les écoles ayant plus de 70 diplômés intègrent le palmarès. De plus, certaines écoles nous ont indiquées ne pas vouloir apparaître dans notre palmarès, telles que Centrale Nantes, l’IMT Atlantique et Telecom Paris.

Cette année, le classement des écoles d’ingénieurs de L’Usine Nouvelle prend cependant un virage, en remplaçant son système à notes par un système à points. En effet, jusqu'en 2024, chaque école se voyait donc attribuer une note pour chaque indicateur, selon la méthode des min-max. Désormais, un barème à points permet de classer les écoles.

Ainsi prenons l’exemple des salaires médians de la dernière promotion, qui est l’indicateur qui pèse le plus dans le classement : si le salaire médian est inférieur ou égal à 32000 euros, l’école ne récolte aucun point. Entre 32000 euros et 37999 euros l’école obtient 6 points, et entre 38000 euros et 45000 euros, l’école obtient 11 points. Au-dessus de 45000, l’école remporte 15 points, soit le maximum. Cette méthode permet d’éviter les variations dues aux extremums de la méthode des min-max. Au total, le classement est sur 100 points : la première école en a obtenu 86, et la dernière 24.

Des évolutions du côté de l’insertion et de l’international

Par rapport à 2024, plusieurs indicateurs ont été supprimés. D’abord, la part de diplômés en CDI n’est plus prise en compte car aujourd’hui, le marché de l’emploi est tel qu’un ingénieur pourra dans l’immense majorité des cas, trouver un CDI s’il le souhaite et ce, peu importe son école d’origine. Cet indicateur était donc peu discriminant. De plus, les données sur l’insertion dépendent fortement de la qualité de l’enquête menée auprès des alumni, et notamment du nombre de répondants. Ainsi, elles ne représentent pas systématiquement l’insertion réelle des diplômés. La rédaction a donc choisi de limiter le nombre d'indicateurs issus de ces enquêtes insertion. À la place de la part de diplômés en CDI, l’Usine Nouvelle prend désormais en compte la part de diplômés ayant un emploi dans l’industrie 6 mois après leur diplôme. En effet, le média s’adresse notamment aux professionnels de l’industrie, et il semble important de mettre en valeur les écoles qui se mobilisent pour former des élèves à ces secteurs qui manquent de talents. De plus, notons que cette information est tirée de l’enquête CDEFI, donc directement remplie par les écoles et non pas issue de l’enquête insertion auprès des diplômés.

Parallèlement, le critère international a été profondément revu. Auparavant, ce dernier était composé de trois indicateurs : la part de diplômés de la dernière promotion en emploi à l'étranger, la part d'étudiants ayant passé au moins six mois à l'étranger en stage en entreprise et la part d'étudiants ayant passé au moins un semestre à l'étranger en échange académique. Seul le premier est conservé en 2025 : en effet, les durées des échanges et stages sont des données n’étant pas harmonisées entre les écoles, ces données pouvaient entraîner des biais dans le classement. De plus, ces informations sont très difficilement vérifiables. Ainsi, il a été choisi de prendre en compte la part de doubles-diplômés entrants et sortants.

Comme pour les années précédentes, il est indispensable de rappeler que les données utilisées pour établir ce palmarès sont accréditées par la CTI et la CDEFI. Comme dit plus haut, celles issues des enquêtes insertion sont extrêmement dépendantes du taux de réponses des étudiants et étudiantes : moins de jeunes ingénieurs participent à celles-ci, moins les données reflètent l’ensemble des promotions. De plus, notons que ce palmarès évalue des cycles ingénieurs : les données affichées concernent les étudiants diplômés en 2023 d’un titre d’ingénieur, et non pas de master ou de bachelor par exemple.

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