Charles & Alice vient marcher sur les plates-bandes de Bel en se lançant au rayon gourdes

Le compotier Charles & Alice a annoncé ce 18 février son lancement sur le rayon des gourdes de compotes à compter du mois d'avril, chasse gardée historique de Materne, racheté par Bel. L’industriel annonce 9 millions d’euros d’investissement pour doper ses capacités.

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Charles & Alice
Après les compotes en pot, Charles & Alice tente l'aventure sur le rayon des gourdes.

Les fameuses Pom'Potes de Materne vont avoir de la concurrence. Le compotier Charles & Alice, 220 millions d’euros de chiffre d’affaires, va se lancer avec sa propre marque dans ce rayon. Jusqu'ici, il ne concurrençait les gourdes de Materne (rachetées par le groupe Bel en 2016) que via des produits vendus sous marque de distributeur (MDD).

9 millions d'euros investis d'ici 2026

Pourquoi l'ETI basée à Allex (Drôme) s'attaque à la domination de Bel ? Pour trouver des relais de croissance : alors que les ventes des classiques pots de compotes vendus au rayon frais sont en baisse, celles des gourdes s’envolent, d’environ 15% chaque année. Cela tombe bien, le sans sucre est l'une des marques de fabrique de la maison. «Au rythme actuel, le marché qui pèse 80000 tonnes en France, en fera 100000 dans cinq ans, parie Thierry Goubault, directeur général du compotier. Nous espérons nous accaparer un tiers de cette croissance. L’objectif n’est pas de prendre la place de Bel mais d’accompagner le développement du marché.»

Ce qui va se traduire par des investissements sur le site de Monteux dans le Vaucluse – les compotes en pot sont produites sur l’autre site du groupe à Allex dans la Drôme. 20 millions d’euros avaient déjà été injectés en 2021 pour installer deux lignes destinées aux MDD.

Alors que le site arriverait à saturation, 7 millions d’euros supplémentaires vont être investis d’ici à 2026 pour augmenter de 50% la capacité de production. Par ailleurs, 2 millions d’euros vont être investis sur une machine dédiée à la formation de l'emballage des gourdes qui étaient jusque-là produites par un sous-traitant. Autre enjeu des prochains mois : trouver la matière première disponible pour faire basculer tous les emballages des gourdes en polypropylène et les rendre 100% recyclables en 2026.

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