Ces nouveaux antidiabétiques qui bouleversent la pharma

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Les laboratoires augmentent leur production pour suivre la demande.

En seulement quelques mois, les nouveaux antidiabétiques, analogues du GLP-1, ont bouleversé le marché du diabète et de l'obésité. Au-delà de ces maladies, ces nouveaux traitements pourraient être déclinés sur d'autres pathologies touchant un grand nombre de patients : NASH, insuffisance cardiaque, ou encore maladie d'Alzheimer.

L'arrivée de ces traitements a aussi métamorphosé la trajectoire de leurs laboratoires respectifs. Avec son sémaglutide, Novo Nordisk a connu une croissance insolente. Lilly a vu ses ventes progresser de plus de 20 %. Une performance due à l'arrivée de son tirzépatide, commercialisé désormais pour lutter contre l'obésité. Au point que le traitement pourrait devenir l'un des plus vendus de toute l'industrie. Et que ces nouveaux traitements sont désormais victimes de leurs succès et de difficultés d'approvisionnement. 

Les investissements sont pourtant massifs pour augmenter la cadence. C’est le cas de Lilly, qui va faire sortir de terre une nouvelle usine en Allemagne et prévoit d'accroître ses capacités en Alsace, à Fegersheim. C’est le cas aussi de Novo Nordisk. Le Danois n’a pas fait les choses à moitié. Investissements de plusieurs milliards d’euros au Danemark, ou encore 2,1 Mrds € injectés en France, à Chartres. Le laboratoire est allé jusqu'à récemment racheter trois usines du sous-traitant américain Catalent. Une opération rare dans la pharma pour arriver à soutenir la demande.

D'autant plus que la concurrence reste aux aguets. Amgen veut avancer sur sa propre molécule. AstraZeneca a fait une acquisition pour ajouter un analogue du GLP-1 à son pipeline. Pfizer peine encore à avancer sur un traitement par voie orale. Une effervescence qui devrait durer. 

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