Année après année, l’École polytechnique demeure le leader incontesté de notre palmarès. Mais derrière, les places évoluent. Au pied du podium l’année passée, CentraleSupélec est le nouveau dauphin. Et ce, grâce à sa constance dans nos quatre critères : l’international, l’insertion professionnelle, la recherche et la proximité avec l’entreprise. À noter que le top 5 se compose uniquement d’écoles publiques généralistes.
Des notes serrées
Dans la continuité du précédent palmarès, les seules écoles privées présentes dans le top 10 sont l’Esilv et l’ECE, qui maintiennent leurs places (8e et 10e). Les établissements d’Ile-de-France sont surreprésentés dans le haut du classement, où seules Centrale Nantes, Isae-Supaéro et IMT Atlantique incarnent les autres régions. Cette dernière profite d’un nouvel indicateur de notre palmarès, le montant des chaires d’entreprises actives dans l’école, pour se hisser dans le top 5. Toujours à la pointe de la recherche, l’ESPCI gagne, elle, deux places et représente les écoles spécialisées dans la chimie au sein du top 10. Si l’écart se creuse entre Polytechnique (62,41 points), CentraleSupélec (54,55) et le reste du classement, les notes sont très serrées entre la 6e et la 20e place.
D’une manière générale, le classement fluctue par rapport à l’année dernière, conséquence d’une évolution dans nos indicateurs et de leur prise en compte dans les critères. Contrairement à l’an passé, nous n’avons pas utilisé les seules données publiques de la Commission des titres d’ingénieur (CTI). Nous avons également incorporé des indicateurs issus de la base de données de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi).
ADN industriel réaffirmé
Si le critère international n’a subi aucune modification hormis une légère baisse de coefficient (passé de 35 à 30), l’insertion se compose de trois indicateurs, dont le salaire annuel brut médian est toujours le fer de lance avec un coefficient de 15. Le critère recherche a été enrichi grâce à l’ajout du nombre de brevets déposés par l’école. Pour que les étudiants touche du doigt toute la dimension de la recherche, plutôt que la part d’enseignants-chercheurs au sein de l’école, nous lui préférons une donnée plus concrète : le pourcentage de cours assuré par des enseignants-chercheurs.
Notre ultime pilier, qui s’intitulait l’an passé "entrepreneuriat", a été élargi aux liens de l’école avec le monde professionnel et s’intitule "proximité entreprises". Une modification qui n’est pas que sémantique, mais qui vise à réaffirmer l’ADN industriel de notre palmarès. Elle s’accompagne de nouveaux indicateurs et d’une augmentation du coefficient global, passé de 10 à 20. Ce critère inclut désormais la dotation globale des chaires d’entreprises de l’école. Placé l’an passé dans le critère insertion, le nombre de semaines de stage en entreprise obligatoire vient compléter cette relation avec le monde professionnel.
Au plus près des attentes
Frais de scolarité, pourcentage d’alternants, part de filles… Nous avons décidé de faire apparaître certains critères non classant, afin d’apporter une information complète et de correspondre au plus près aux attentes des élèves comme des entreprises. Enfin, au-delà du classement général, nous présentons les championnes par catégorie. Car une bonne école est avant tout une école qui répond aux aspirations de chacun.



