Carbios traverse une mauvaise passe, malgré une technologie enzymatique unique pour recycler le PET qui compose bouteilles en plastique et textiles polyesters. Depuis juin 2023, le clermontois enchaînait pourtant des avancées. À l’image de son partenariat avec le thaïlandais Indorama prêt à l’épauler à hauteur de 110 millions d’euros pour sa première usine en Meurthe-et-Moselle, avec la pose d’une première pierre en avril 2024.
D’autres projets d’usine fleurissaient en Chine et au Royaume-Uni, et les partenariats d’approvisionnement et de débouchés s’accumulaient. Tout a changé cet hiver. Depuis décembre 2024, Carbios a connu deux directions générales, le décalage de la construction de son usine de deux ans, et le lancement d’une restructuration qui pourrait réduire de 40% son effectif.
Visiblement, le financement de la société et de la première usine est plus fragile qu’attendu. Dans son courrier de démission, le fondateur Philippe Pouletty, redevenu directeur général temporaire cet hiver avant de jeter l’éponge en mars, insistait aussi sur le besoin «de protéger ce fleuron industriel français» des «approches d’acteurs étrangers venant de pays aux pratiques industrielles, réglementaires et éthiques éloignées des nôtres». Autant d’alertes inquiétantes…

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



