Caillau, spécialiste français des colliers de serrage et systèmes de fixations pour l'auto et l'aéro, va engager 8 millions d'euros d'investissements dans son usine de Romorantin (Loir-et-Cher), afin "d'améliorer le process de production et réduire son impact en terme d'énergie et de consommation d'eau", explique Stéphane Drivon, président de cette société de 600 personnes.
Une nouvelle ligne d'assemblage robotisée vient d'arriver. Une presse de 800 tonnes est commandée pour fin 2021.
Cette ETI, qui réalise 1,5 million de colliers par jour, projette de développer des "nouveaux produits assurant des liaisons étanches sur les moteurs des futurs véhicules hybrides", dévoile Stéphane Drivon. Ce qui nécessite de moderniser des outils de production et d'ajouter des moyens d’essais au sein du département R&D pour tester la durabilité des produits soumis à des sollicitations sévères.
10 % du chiffre d'affaires dans la R&D
Le programme d'investissement est mis en œuvre en 2021 et 2022. Il a été rendu possible par l'obtention d'un prêt garanti par l'Etat (PGE) en 2020, auquel l'entreprise n'a pas eu recours jusqu'à présent.
D'autre part, Caillau investit environ 10 % de son chiffre d'affaires annuel en R&D pour diversifier son activité. Même si l'automobile constitue toujours son premier débouché, l'énergie, les nouvelles motorisations, les engins de chantier font partie des cibles de cette ETI qui exporte 80% de sa production, en commençant par l'Allemagne, son premier marché devant la France.
Sous l'effet de la crise, le chiffre d'affaires de Caillau a reculé de 15 %, il devrait remonter entre 80 et 90 millions d'euros en 2021 malgré la pénurie de semi-conducteurs qui ralentit les cadences de l'industrie automobile.



