Un nouveau coup dur pour le bassin d'emplois de Romorantin (Loir-et-Cher).
Le groupe suédois Itab, propriétaire de l'italien La Fortezza, a décidé de transférer la production de mobilier pour magasins de son usine française vers ses sites tchèque et italien. A partir d'avril 2021, le site solognot ne serait plus qu'un pôle de logistique pour le marché français.
Un plan de sauvegarde de l'emploi est en cours, prévoyant la suppression d'une cinquantaine de postes en France : 42 à l'usine du centre de la France sur 66, et 7 au siège de Jouy-le-Moutier (Val-d'Oise) sur une trentaine de salariés. La direction espère boucler son PSE d'ici la fin mars.
Depuis le 4 février, le site de Romorantin est bloqué par les salariés. "On demande à garder nos emplois. Et si ce n'est pas le cas, nous voulons obtenir le meilleur accompagnement possible", dit Sergio Cordeiro, délégué syndical CGT, à quelques jours d’une réunion avec sa direction.
Baisse de 50 % du chiffre d'affaires
Repris par Itab avec l'italien La Fortezza, cette menuiserie industrielle spécialisée dans les grandes séries et les grands formats a employé plus d'une centaine de personnes. Face à la concurrence et au ralentissement des commandes pour les hypermarchés, le groupe estime que cette usine a perdu la moitié de son chiffre d'affaires depuis 2017.
A l’échelle du groupe, ce spécialiste du mobilier et des solutions pour les points de vente a dû procéder à une recapitalisation de 72 millions d'euros en décembre 2020, en accueillant un nouvel actionnaire minoritaire, le fonds d'investissement WQZ.
Dès le mois de mars 2020, Itab, entreprise cotée à la bourse de Stockholm, avait entamé un plan pour conserver son objectif de rentabilité en arrêtant le recours aux intérimaires et en supprimant des postes dans sa vingtaine d’usines à travers le monde.



