Valneva tient son calendrier. Mercredi 21 avril, le laboratoire franco-autrichien a annoncé le lancement d’un essai clinique de phase 3 pour son candidat vaccin contre le Covid-19. Un jour plus tôt, l’entreprise défrayait la chronique en décidant de négocier la vente de son vaccin directement avec les États plutôt qu’avec la Commission européenne.
Se comparer à AstraZeneca
Début avril, Valneva rapportait des résultats prometteurs pour les phases 1 et 2 de tests sur son vaccin VLA2001. La biotech basée à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) se distingue par la technologie qu’elle utilise. En Europe, elle représente le seul laboratoire à développer un vaccin inactivé. « VLA2001 ne devrait nécessiter qu’une chaîne du froid standard (2 à 8 degrés Celsius) », précise l’entreprise. Une caractéristique qui permet de simplifier les diverses étapes logistiques.
« Nous pensons que VLA2001 a un rôle important à jouer, y compris pour une vaccination de rappel ou pour d’autres modifications du vaccin visant à s’attaquer aux variants », estime dans un communiqué Thomas Lingelbach, président du directoire de Valneva.
L’essai clinique de phase 3 va être mené sur environ 25 sites au Royaume-Uni avec quelque 4 000 volontaires. Le test consistera à comparer le vaccin VLA2001 de Valneva au vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca qui a déjà reçu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché. Les doses de VLA2001 seront administrées à 28 jours d’intervalle, chez des participants de 18 ans et plus.
Le Royaume-Uni se positionne contrairement à l'Europe
« Sous réserve de résultats de phase 3 positifs, Valneva prévoit de soumettre des demandes d’autorisation de mise sur le marché au cours de l’automne 2021 », précise le laboratoire franco-autrichien qui fabrique son vaccin à Livingstone (Écosse). Le Royaume-Uni a déjà commandé 100 millions de doses tandis que les négociations avec la Commission européenne restent au point mort. Un décalage qui a accentué les critiques sur les lenteurs de la stratégie vaccinale européenne.
Lassé du manque de progrès dans les négociations avec l’Union européenne, Valneva a décidé de privilégier des discussions bilatérales, pays par pays. Une piste qui pourrait intéresser la France à l’avenir comme l'a révélé L'Usine Nouvelle.



