La start-up singapourienne spécialisée dans la découverte et l’ingénierie d’enzymes, Allozymes,a fait part de la création de sa filiale européenne. Celle-ci sera basée en France, à Toulouse (Haute-Garonne), et elle pourrait même s’implanter dans les locaux de TWB (Toulouse White Biotechnology), l’expert de la conduite de projets R&D en biotechnologies industrielles. Elle pourrait ainsi profiter de partenariats noués par TWB avec son réseau, ou encore de l’expertise du CRITT Bio-Industrie. « Nous sommes actuellement en discussion avec TWB afin de mettre en place un hébergement au sein de leur structure. L’idée serait d’y mettre en place notre laboratoire », a expliqué Audrey Robic, directrice du développement des affaires d’Allozymes. Pour mener à bien ce projet, Allozymes compte investir un million d’euros en 2024 et réinvestira 2 M€ en 2025. Audrey Robic a également insisté sur le fait que « peu de hubs en Europe mettent à disposition un matériel de cette qualité » pour expliquer le choix de la Ville rose. « L’objectif sera de développer notre activité de R&D afin d’étoffer notre offre de services pour nos clients. En parallèle, nous travaillerons au développement de nos propres produits », a ajouté Audrey Robic. Les laboratoires d’Allozymes pourraient ainsi abriter une installation de pointe dédiée principalement à la R&D et à la fermentation. En outre, la société se rapproche de son réseau de clients européens, et espère, par la même occasion, agrandir son portefeuille de clients et attirer de nouveaux talents. La start-up espère, enfin, pouvoir ouvrir sa plateforme enzymatique à l’industrie pharmaceutique.
Allozymes a développé des biosolutions à destination de l’industrie chimique de spécialité, telles que la production d’ingrédients cosmétiques durables, ainsi que de l’industrie alimentaire, notamment avec la valorisation de certains coproduits agricoles en tant qu’alternatives au sucre. Avec cette décision stratégique, la start-up marque l’expansion significative de son empreinte à l’échelle mondiale. Cela souligne également son engagement à accélérer les progrès dans le secteur des biotechnologies au niveau européen. « L’Europe est une puissance d’innovation dans la bioéconomie. Établir un espace ici nous permet d’être plus proches du cœur de l’action », a déclaré Peyman Salehian, p-dg et cofondateur d’Allozymes. Avant d’ajouter : « Cette proximité favorisera des relations plus profondes avec les entreprises et les chercheurs européens, nous permettant de collaborer sur des projets révolutionnaires ».



