Bioéthanol 2G : IFPEN évoque une industrialisation de Futurol dans le Sud-Ouest

À l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l’actualité de l’établissement de Lyon, Cécile Barrère-Tricca, sa directrice, a fait le point sur les récentes avancées de l'IFPEN dans les technologies bas-carbone avec de premières installations industrielles qui se profilent à l’horizon.

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Cécile Barrère-Tricca est directrice de l'établissement de Lyon de l'IFPEN.

Quatrième déposant mondial de brevets sur la période 2010-2019, selon l’AIE, dans le domaine des technologies bas-carbone, l’IFPEN balaye un large spectre d’activités. Présent dans le captage/stockage de CO2 (CCUS), la combustion, l’hydrogène…, l’organisme de recherche revisite aussi les segments des carburants et de la chimie. À l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l’actualité de l’établissement de Lyon, Cécile Barrère-Tricca, sa directrice, a fait le point sur les récentes avancées dans ces deux derniers domaines où de premières installations industrielles se profilent à l’horizon.

Ainsi, le procédé Futurol, pour la production de bioéthanol de 2e génération, pourrait être industrialisé prochainement sur une plateforme chimique dans le Sud-Ouest de la France. Le lieu a été identifié et des équipes travaillent sur le montage financier du projet pour une installation de taille raisonnable, de l’ordre de 50 000 t/an d’éthanol, pour faciliter son approvisionnement. Pour rappel, ce procédé mis au point entre 2008 et 2018, est actuellement commercialisé par Axens avec une première licence, cédée en 2020, à la société pétrolière et gazière croate INA.

Lire aussi notre dernier interview de Cécile Barrère-Tricca

Développé en partenariat avec Axens et Repsol, le procédé Rewind mix, pour la purification d’huiles de pyrolyse issues du recyclage de plastiques, devrait passer au stade industriel en 2022. Basé sur les compétences d’IFPEN en matière d’hydrotraitement, ce procédé permet de s’affranchir de la dilution des huiles lorsqu’elles sont utilisées pour alimenter des vapocraqueurs.

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L’industrialisation du procédé Bio-Tcat est tout aussi imminente. Bio-Tcat est destiné à produire, par voie catalytique, du paraxylène biosourcé, pour accéder ensuite à du PET végétal. En 2021, Suntory, partenaire japonais du projet avec la start-up américaine Anellotech, a pu fabriquer 5000 prototypes de bouteilles en PET végétal pour valider la pertinence du procédé. Le projet ne verra cependant pas forcément le jour en France. 

Pour ce qui est du recyclage chimique du PET coloré et opaque (procédé Rewind PET), la directrice de l’établissement de Lyon a annoncé le démarrage d’un démonstrateur au Japon avec son partenaire Jeplan, pour une mise sur le marché de la technologie par Axens, en 2024, et une industrialisation espérée dans la foulée.

Démarré en 2012, le procédé BioButterfly pour la production de biobutadiène démarre enfin ses premiers tests de phase de démonstration cette année, sur le site de Michelin, à Bassens (33). Cet intermédiaire pour pneus verts devrait faire l’objet d’une première industrielle dans les années qui suivent.

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