Le rêve, c'est zéro plastique, zéro aluminium, confie Cécile Béliot, la directrice générale de Bel. Mi-novembre, le groupe agroalimentaire a dévoilé ses ambitions en matière d'emballages durables. Actuellement, avec le transport, les emballages de ses célèbres fromages en portions (La Vache qui rit, Kiri, Babybel) et de ses compotes Pom'potes représentent 10% de son bilan carbone.
Pour Babybel, une version où le suremballage en cellophane entourant la robe de cire a été substitué par du papier est déjà commercialisée aux États-Unis et devrait débarquer en Europe en 2026. Pour ses autres produits, Bel souhaite mettre le papier en contact direct avec l'aliment. Il lui a fallu près quatre ans de recherches pour concevoir un Kiri enrobé de papier, qui devrait être commercialisé en 2026 ou 2027. Pour assurer l'étanchéité du produit, dans un premier temps, une fine membrane de plastique (PE) protégera le papier. Restera à trouver le moyen de biosourcer cette membrane à l'avenir.
Afin d'adapter les traditionnelles machines qui déposent le fromage fondu dans son emballage aluminium aux bobines papier, Bel s'est associé à un spécialiste des machines-outils. «Plusieurs millions d'euros» ont permis d'installer une ligne spécifique sur le site de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). L'enjeu, maintenant, est de reproduire l'expérience avec les autres marques du groupe, Boursin et La Vache qui rit. À quel horizon ? B el n'a communiqué aucune date.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3738 - Janvier 2025



