Bayer inaugure une nouvelle ligne d’enrobage et d’ensachage dans les Landes

Pour enrober et ensacher les semences de colza et de maïs, Bayer a investi 11 millions d’euros dans son usine de Peyrehorade (Landes). L'entreprise assure que la nouvelle ligne de production, inaugurée le 22 juin, lui permettra d’encourager un mode de culture plus respectueux de l’environnement.

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Ligne d’enrobage et d’ensachage de semences de colza et de maïs sur le site Bayer à Peyrehorade
Le site Bayer à Peyrehorade se dote d'une nouvelle ligne d’enrobage de semences de maïs et de colza.

Bayer inaugure jeudi 22 juin la nouvelle ligne de production de son usine de Peyrehorade (Landes), qui a nécessité un investissement de 11 millions d’euros. Il s’agit d’une innovation pour le groupe allemand, qui lui permettra d’enrober et d’ensacher des semences de maïs et de colza. «L’enrobage est une étape importante qui permet de protéger la semence des agresseurs, grâce à des produits phytosanitaires», explique Laurent Deroo, le directeur du site landais.

«Pour des raisons de maintenance, nous devions réhabiliter une ligne de production. Nous en avons profité pour remplacer l’ensemble de cette ligne et pour aller vers une technologie nouvelle, imaginée par un fournisseur breton, qui automatise l’ensemble du processus et permet de mieux respecter les semences. Elle possède aussi le gros avantage de s’adapter à de nouveaux produits que nous pourrions proposer. Nous pouvons ainsi ajouter des équipements pour des injections directes, refroidir ou chauffer des lignes… L’intérêt repose dans cette flexibilité, l’automatisation ainsi que l’amélioration des conditions de travail de nos opérateurs.»

«La semence apprend à se défendre»

Régulièrement ciblée par des manifestants en lutte contre l’agrochimie, l’usine de Peyrehorade est voulue par le groupe allemand comme une vitrine supposée d’une production plus "verte". «Cet investissement s’inscrit dans notre volonté de favoriser la transition écologique», assure Yves Picquet, le président de Bayer France. «Nous voulons donner aux agriculteurs des solutions qui vont leur permettre de mener une agriculture durable, c’est-à-dire en particulier rémunératrice et respectueuse de l’environnement. Nous protégeons la plante en utilisant des produits naturels, comme des biostimulants, et grâce aux technologies numériques, nous arrivons à programmer la bonne dose au bon moment. La combinaison de ces éléments permet à la semence d’apprendre à se défendre elle-même», affirme Yves Picquet.

Le site de Peyrehorade est unique dans l’écosystème Bayer, car il combine un centre de sélection variétale du maïs, un autre de contrôle qualité pour les semences potagères, de maïs et de colza produites en Europe et enfin une usine de production de semences hybrides de maïs et de colza, qui en fabrique 32 000 tonnes chaque année. Elle compte deux lignes de traitement et d’ensachage, dont la nouvelle, mais aussi deux lignes de tri. Deux cents personnes y sont employées en permanence, ponctuellement rejointes par 70 saisonniers. La production de Peyrehorade représente 40% de celle de Bayer en France, et la marque y travaille en collaboration avec 70 agriculteurs, répartis du Médoc au Gers.

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