S’attaquer à la pollution industrielle des eaux avec une solution biosourcée, c’est ce que propose Pearl avec Biosorb. Développée à Limoges, cette technologie de rupture s’appuie sur un filtre constitué d’écorces d’arbres qui adsorbent les micropolluants métalliques tels que le plomb, le zinc, le cuivre mais aussi le nickel, le chrome, le cadmium ou encore l’aluminium.
«Nous broyons l’écorce en particules d’environ 2 mm de diamètre puis nous l’activons via un procédé de chimie verte pour améliorer l’efficacité de la captation», résume Nathalie Lopez, la responsable du développement de la TPE. Depuis 2021, Biosorb est commercialisé sous forme de cartouches plug and play constituées d’un feutre de fibre de lin en rouleau dans lequel sont insérées les précieuses écorces. Les modules de filtration, d’une capacité unitaire de 1 à 2 m3/h, permettent de traiter les métaux résiduels des effluents de process ou des eaux pluviales de ruissellement des usines de recyclage de batteries, de la métallurgie et de la chimie.
Des applications dans les stations d'épuration urbaines
Depuis le début de l’année, Pearl propose aussi une version en vrac, sous forme de grains. «Avec cette nouvelle configuration, nous pouvons désormais traiter de gros volumes d’effluents car Biosorb en grain est mis en œuvre dans les mêmes équipements que les autres adsorbants du marché», indique la responsable. L’entreprise vise ainsi des applications pour le traitement des eaux de nappes phréatiques ; des eaux pluviales et même en sortie de stations d’épuration urbaines.
Pearl voit même plus loin. L’entreprise, qui possède une activité historique de laboratoire d’analyse de radioactivité naturelle, poursuit sa R&D. Ses travaux portent actuellement sur l’élimination de pesticides, d’herbicides mais aussi de polluants éternels (PFAS) dans les eaux potables. «On commence à faire des essais exploratoires», confie Nathalie Lopez. L’entreprise de 10 personnes, qui a réalisé 700000 euros de chiffre d’affaires en 2024, prévoit de mettre en service une première ligne de production industrielle de Biosorb en grain en 2026. #

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3741 - Avril 2025



