À l’origine, en 2015, la société d’économie mixte pour la coopération industrielle en Bourgogne (SEMCIB) a été créée à l’initiative de la communauté urbaine du Creusot-Montceau (CUCM) et de son agence de développement économique (Ecosphère) pour porter les investissements nécessaires à la revitalisation d’un ancien site d’exploitation minière. Objectif : transformer le site des Chavannes, d’une superficie de 36 000 mètres carrés dont la CUCM était propriétaire, en plateforme mutualisée pour les entreprises du secteur ferroviaire, réunies en association (Mecateamcluster).
«Mecateamcluster a obtenu en 2015 un financement du programme des investissements d’avenir (PIA), environ 20 millions d’euros, pour créer un centre de maintenance et un centre de formation structurants pour la filière ferroviaire française, explique Frédéric Debleds, le directeur général de la SEMCIB. L’association n’avait cependant pas les fonds propres pour porter un tel investissement.» La SEMCIB a été constituée autour de plusieurs actionnaires : plusieurs collectivités (le conseil régional, le conseil départemental et la CUMC), des actionnaires comme la Banque des territoires et la CCI, des actionnaires privés comme la Caisse d’épargne ou Eiffage Rail.
Au tournant des années 2020, le bilan de l’action de la SEMCIB, jugé positif par ses actionnaires, les conduit à envisager une diversification de ses activités pour traiter d’autres sites industriels qui risquaient, si la collectivité ne faisait rien, de devenir des friches. La fermeture de Konecranes, en 2021, a marqué le passage à l’acte. L’entreprise, qui comptait environ 1000 salariés dans la fabrication d’engins de levage, a libéré près de 30 000 mètres carrés d’un seul tenant, à Montceau-les-Mines, que la SEMCIB a pris en main après un rachat opéré par la CUCM (via son établissement public foncier). La SEMCIB, maître d’ouvrage du projet, a assuré l’aménagement du site et la commercialisation des espaces, via des baux commerciaux. Plusieurs entreprises ont déjà signé, à l’instar de Métalliance et de Gama (un nouveau venu sur le territoire spécialisé dans les véhicules électriques autonomes). «D’ici à la fin de l’année, nous devrions avoir achevé la commercialisation», indique Frédéric Debleds.
En parallèle, la SEMCIB (qui emploie un 1,5 ETP) porte «un nouveau type de produit immobilier», des petites unités industrielles regroupées dans un «village d’entreprises» à proximité de la gare TGV. L’opération «permettra d’agglomérer différents petits projets immobiliers sur un petit lotissement avec une architecture homogène et une économie d’échelle», décrit Frédéric Debleds. Cinq bâtiments seront mis en chantier fin 2024 pour un coût de 5 millions d'euros.
Alexandra Caccivio (La Gazette des communes)



