L’Allemagne détient désormais le supercalculateur le plus puissant d’Europe. Il s’agit du JUWELS Booster Module équipant le centre de recherche Jülich, à Juliers. Il est signé par le constructeur français Atos. C’est-ce que révèle le nouveau Top 500, le classement des 500 supercalculateurs les plus puissants de la planète, publié le 16 novembre 2020 à l’ouverture de la conférence internationale sur le calcul intensif qui se déroule de façon virtuelle du 16 au 19 novembre.
Deux entrées dans le Top 10 mondial
Basé sur des processeurs EPYC d’AMD et des accélérateurs graphiques de Nvidia, ce supercalculateur affiche une puissance de calcul de 44,1 petaflops selon le benchmark Linpack, soit 44,1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde. Il surclasse le HPC5 de 35,4 petaflops construit par Dell EMC pour la société italienne d’hydrocarbures Eni et qui était la machine de calcul la plus puissante d’Europe dans le classement précédent de juin 2020. Il s’installe à la septième place mondiale derrière le supercalculateur japonais Fugaku de 442 petaflops, les américains Summit de 186,2 petaflops et Sierra de 94,6 petaflops, le chinois Sunway TaihuLight de 93 petaflops, l’américain Selene de 63,5 petaflops et le chinois Tianhe-2A de 61,4 petaflops.
Le JUWELS Booster Module fait partie des deux entrées dans le Top 10 mondial aux côtés du Dammam-7 de la société saoudienne de pétrole Aramco qui occupe la dixième place avec une puissance de calcul de 22,4 petaflops selon le benchmark Linpack. Il complète le JUWELL Module 1 de 6,2 petaflops livré par Atos au centre de recherche de Jülich en 2018 et qui pointe à la 44 ème place du nouveau Top 500.
31 supercalculateurs d'Atos dans le Top 500
Atos signe 31 supercalculateurs dans le nouveau Top 500, contre 26 dans le classement de juin 2020. Parmi ses nouvelles entrées figurent le Taranis de 8,2 petaflops chez Méteo France, l’Emmy+ de 5,9 petaflops à l’université de Göttingen en Allemagne, le Param Siddhi-AI de4,6 petaflops au centre de recherche C-DAC en Inde, le Cronos de 4,3 petaflops chez EDF ou encore le Davinci-1 de 3,4 petaflops chez Leonard SpA en Italie.
Le Pangea III, construit par IBM et équipant le centre de recherche de Total à Pau, dans les Pyrénées Atlantiques, reste le supercalculateur le plus puissant de France avec une puissance de calcul inchangée de 17,9 petaflops qui le met à la 18 ème place mondiale. Il est toujours suivi par le Tera 1000-2 construit par Atos pour les applications militaires du CEA avec 12 petaflops et qui se place 24 ème mondial. La troisième place revient au Taranis fourni par Atos pour Météo France à Toulouse avec 8,2 petaflops. Il pointe à la 30 ème place mondiale.



