Afin d’avoir un seul point de réception et d’expédition pour ses chauffe-eaux fabriqués à Saint-Louis (Haut-Rhin) et à Fontaine (Territoire de Belfort), deux sites éloignés de 68 kilomètres, Atlantic, acteur du génie climatique, s’appuie depuis janvier dernier sur une plateforme logistique commune située à Fontaine (Territoire de Belfort). «Nous voulions améliorer nos performances logistiques, rationnaliser nos flux pour gagner en efficacité économique mais aussi auprès de nos clients», explique Cyril Constant, directeur de l’usine de Fontaine et pilote du projet.
Depuis 2023, Atlantic (12000 collaborateurs dont 6000 en France, 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires) travaillait sur ce projet, cherchant un site adapté. «Le site de Fontaine a d’abord été pensé pour Amazon, mais il n’a pas pu aboutir donc nous avons saisi cette opportunité. L’entrepôt se trouve à 350 mètres de l’usine, nous permettant de mutualiser les fonctions supports», précise Cyril Constant. L’investisseur initial a engagé 60 millions d’euros dans la construction du bâtiment, tandis qu’Atlantic a débloqué un million d’euros pour l’équiper et l’adapter à son activité. Alors que le bâtiment dispose d’une certification environnementale BREEAM de niveau Outstanding, l’industriel a fait équiper le bâtiment d’un système de chauffage Atlantic qui couple des pompes à chaleur et des chaudières à gaz.
Un bâtiment voué à évoluer
Le fabricant de solutions de chauffage loue désormais 48000 mètres carrés sur un site qui en compte 72000, depuis lequel il expédie ses produits principalement en France mais aussi au Benelux, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie ou encore en Espagne. Une cinquantaine de personnes travaille dans l’entrepôt pour gérer 1000 palettes entrantes et 1000 palettes sortantes chaque jour, impliquant un flux quotidien d’une centaine de camions.
Pour optimiser les flux, Atlantic a équipé sa plateforme logistique d’un WMS, système de gestion. «Plus on se rapproche de la zone de préparation, plus on trouve les produits avec une forte rotation» précise Cyril Constant. Le responsable espère ensuite automatiser en partie son entrepôt dans les deux prochaines années. «Les chauffe-eaux sont volumineux et même s’ils ne contiennent que de l’air, ils font un certain poids. Nous voulons déployer un AMR, (robot manœuvrable autonome, ndlr), pour transférer les produits automatiquement. Nous visons l’amélioration de notre taux de service et notre taux de livraison en optimisant encore ce nouvel outil.»



