Après une enquête de L214, Secat ferme sa ligne d'abattage de porcs

Le petit abattoir Secat de Saint-Romain-de-Popey, dans le Rhône, arrête l'abattage de porcins après une enquête de l'association L214. Cet épisode intervient alors que la Communauté d'agglomération de l'ouest rhodanien (COR) vient de lancer un investissement de 11 millions d'euros pour le rénover.

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Porcs Cochons
La ligne d'abattage des porcins à à l'abattoir Secat de Saint-Romain-de-Popey est stoppée depuis le 3 février pour sévices graves et mauvais traitements animals.

A Saint-Romain-de-Popey, près de Tarare (Rhône), l'abattoir Secat a stoppé lundi 4 février sa ligne d'abattage des porcins suite à une inspection des services de l'Etat. L'arrêté préfectoral intervient après la publication d'une vidéo de l'association L214 de défense des animaux, la semaine précédente. L'association a porté plainte pour sévices graves et mauvais traitements. Le parquet a ouvert une enquête. Malgré la polémique, le site de production peut continuer ses autres activités : sa ligne d'abattage de bovins et d'ovins, ainsi que la découpe et la transformation.

Un chantier de 11 millions d'euros pour rénover le dernier abattoir du Rhône

Cette interdiction intervient après le lancement d'un chantier d'envergure mené par le propriétaire du site, la Communauté d'agglomération de l'ouest rhodanien (COR), qui vient de lancer un chantier d'extension et de rénovation de 11 millions d'euros. Ces travaux visent à augmenter la capacité de 50% pour atteindre 4500 tonnes de viande par an.

Le projet est soutenu par l'Etat (1,7 million d'euros), la région Auvergne Rhône-Alpes (1,4 million), le département du Rhône (400000 euros) et la métropole de Lyon (75000 euros). «Cet outil contribue à la défense de notre filière d'élevage dans les Monts du Lyonnais et le Beaujolais. C'est un investissement qui garantit l'avenir de l'abattoir pour les 25 prochaines années», argumente Patrice Verchère, maire de Cours et président de la COR. Les travaux devaient débuter avant la fin 2024 pour répondre aux délais du plan abattoirs de France Relance, qui prévoit de renforcer la fabrication de steacks hachés pour répondre à la demande.

Cet abattoir d'une quinzaine de salariés est le dernier du bassin de vie lyonnais depuis la fermeture de l'abattoir Cibevial de Corbas l'an passé. «Il y a une attente des collectivités du territoire pour une viande de proximité pour la restauration hors foyer, ainsi que des boucheries charcuteries de la région», assure Patrice Verchère. L'abattoir est approvisionné par environ 300 exploitations dans un rayon de 50 km.

Exploité en délégation de service public par Secat, filiale de la Coopérative des éleveurs de la Marche (Celmar) à La Souterraine (Creuse), l'abattoir de Saint-Romain-de-Popey reste un petit acteur de la transformation de viande face aux géants comme Tradival à Lapallisse (Allier), qui abat et transforme plus de 40000 tonnes par an ou Sicarev dans la Loire et Bigard en Savoie, qui traitent plus de 20000 tonnes.

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