Dans le cadre de la construction d’un nouveau four dans son usine de Pescia, en Italie, Verallia, spécialiste de l’emballage en verre, a conclu un accord avec Air Liquide pour implanter une solution destinée à réduire l’empreinte carbone du site industriel. Les deux partenaires prévoient le déploiement d’une solution combinée, composée d’un procédé d’oxycombustion, et d'un système de réutilisation énergétique. Ce qui devrait permettre de réduire de 18% les émissions de CO2 de ce four verrier, prévu pour entrer en service au deuxième trimestre 2024. Air Liquide construira sur le site de l’usine de Verallia une unité spécifique d’oxygène et en assurera l’exploitation. Le groupe ne précise pas le montant de l’investissement pour ce projet.
Premier déploiement pour la solution de production d'oxygène
La technologie employée sera une première, indique-t-on chez Air Liquide. Il s’agit d’un procédé cryogénique et à basse pression pour la production d’oxygène. L’unité serait ainsi plus compacte, moins bruyante, et afficherait un gain d’économie d’énergie de 10% par rapport à une unité traditionnelle de production d’oxygène. D’ailleurs, «les prochaines unités de production d’oxygène, sur site, et de dimension équivalente, sont appelées à employer également ce procédé», précise un porte-parole. Ajoutant que ce type d’unités peut être utilisé dans toutes les industries. La production sur le site évitera par ailleurs l’approvisionnement par camion. L’oxygène sera utilisé en remplacement de l’air injecté dans le four, afin de fondre le verre par oxycombustion, améliorant l’efficacité du procédé.
Le second volet du projet porte sur le déploiement de la technologie HeatOx d’Air Liquide. Le système permet de récupérer une partie de la chaleur émise par le four verrier, afin de la réutiliser directement dans le procédé de production du verre, dans l’objectif de réduire les besoins énergétiques du site. Pour le moment, ce système HeatOx n’est utilisable que pour l’industrie du verre, mais le groupe développe des solutions pour «l’adapter à d’autres domaines industriels», précise-t-on encore du côté d’Air Liquide.



