Verallia, le troisième producteur mondial d’emballages boissons et alimentaires en verre, clôture une année 2022 de croissance. «Je suis très satisfait des résultats de l’année 2022 », commente Patrice Lucas, son directeur général. Dans un contexte de demande forte combinée à une inflation des coûts de production, le verrier tire aussi profit de la hausse des prix de vente répercutée à ses clients.
Mercredi 15 février, il a annoncé un bénéfice net de 356 millions d’euros contre 249 millions d’euros en 2021 (+42,7 %). Son chiffre d’affaires s’établit, lui, à 3,3 milliards d’euros (en hausse de 26,5% à taux de change et périmètre constants) et son Ebitda passe de 678 à 866 millions d’euros (+31,7% à taux de change et périmètre constants) avec une marge de 25,8%. En 2022, l’industriel a investi 367 millions d’euros pour la rénovation et la construction de nouveaux fours en Amérique latine et en Europe. Il a aussi mis la main sur le britannique Allied Glass (valeur d’entreprise 315 millions d’euros), spécialisé dans les spiritueux premium.
Les spiritueux et les vins pétillants tirent la production de bouteilles
Sur les trois zones géographiques où l’industriel est implanté (Europe du sud et de l’ouest, Europe du nord et de l’est et Amérique latine), c’est l’Amérique latine, hors Argentine, qui enregistre la croissance organique la plus importante avec une hausse de 60,5%, pour atteindre les 420 millions d’euros. En Europe du nord et de l’est, le montant s’élève à 695 millions d’euros (+22,7%) tandis que l’Europe du sud et de l’ouest - premier marché du verrier - enregistre une hausse de près de 22% pour atteindre 2,2 milliards d’euros.
Verallia explique : « Les spiritueux affichent une forte hausse de volumes sur l’année dans toutes les zones géographiques grâce à un niveau de consommation élevé en Europe (…) et au dynamisme des Etats-Unis, et ce malgré l’impact des restrictions sanitaires en Chine sur une partie de l’année ». Les vins pétillants, et les champagnes en particulier, contribuent aux bons résultats globaux. Les volumes de ces derniers dépassent ceux de 2021 qui étaient déjà une année record. A cela s’ajoute le segment des bières qui fait preuve d’un dynamisme particulier en Amérique latine.
Des émissions de gaz à effet de serre en baisse
Engagé depuis deux ans dans une stratégie de décarbonation de son activité, Verallia indique avoir réduit de 2,7% ses émissions de CO2 de scope 1 et 2, en passant de 2 833 kt CO2 en 2021 à 2 756 kt CO2 en 2022. «Verallia est en ligne avec sa trajectoire de réduction de ses émissions de CO2 de 46 % d’ici 2030 en termes absolus par rapport à 2019», indique l’industriel. Il se félicite, en outre, d’avoir augmenté de 0,7 % le taux d’utilisation de calcin (la matière issue des déchets) en passant à 55,7 %.
Confiant pour 2023, malgré un risque de ralentissement macro-économique mondial, le verrier estime que le marché du verre devrait rester solide en Europe et en Amérique latine. «Le groupe va continuer à investir dans le développement de ses capacités de production ainsi que dans le déploiement de ses technologies de décarbonation pour les années à venir». L'entreprise, qui compte 34 usines verrières dans 12 pays et emploie plus de 10 000 collaborateurs, se fixe l’objectif d’atteindre une croissance des revenus supérieure à 20% et un Ebitda ajusté d’environ un milliard d’euros.



