Longtemps, dans le Nord, le nom de Vallourec était associé à Anzin, petite commune située à proximité de Valenciennes. Au plus fort de son activité, l'industriel comptait 6000 salariés et y a déployé son activité pendant plus d'un siècle. Mais quand, en 2000, le fabricant français de tubes soudés annonce sa fermeture, le site se cherche une raison d'être.
Il va amorcer un virage à 180 degrés et devenir le symbole d'un tout autre type d'industrie : les arts créatifs, numériques et les jeux vidéo. Aujourd'hui connu sous le nom de Rives créatives de l'Escaut, il accueille, sur une surface de 26 hectares, la Cité des congrès de Valenciennes et la Serre numérique. Cette dernière héberge l'école de design, d'animation et de jeu vidéo Rubika. Fondée en 1987, elle a rejoint le lieu en 2015 et forme 1500 étudiants par an. «Nous travaillons régulièrement avec les industriels et les start-up de la région, explique Stéphane André, le directeur général de l'école. Les étudiants de l'option design industriel mènent des projets prospectifs ou développent des prototypes selon les demandes et les besoins des entreprises partenaires.»
Une quarantaine de projets sont menés chaque année dans un atelier de 500 m2. La CCI du Grand Hainaut propose aussi, sur 3 000m2, un lieu d'incubation, des espaces collaboratifs de travail et un centre de recherche appliquée et de transfert de technologies. Dotée d'équipements 3D, elle permet à ses utilisateurs de créer des modèles pour des applications industrielles. Grâce à des outils de réalité augmentée, la Serre numérique combine quant à elle le virtuel et le réel et propose des mises en situation, par exemple pour se former et s'entraîner à de la maintenance.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3738 - Janvier 2025



