Une première rame rénovée est sortie du technicentre de Bischheim (Bas-Rhin) fin mai. Les douze régions françaises (et les Chemins de fer luxembourgeois) ont choisi de faire confiance à la SNCF pour réaliser ce lifting à mi-vie malgré l’ouverture du marché à la concurrence.
Au total, la SNCF a signé 2,1 milliards d’euros de contrat pour cette mission qui représente 9 millions d’heures de travail, sans compter les options qui peuvent être activées. Car ce sont au final 931 rames de TER représentant 40 % du parc qui doivent être rénovées au cours des dix prochaines années dans le cadre du programme Opter. La facture finale pourrait atteindre 3 milliards d’euros. La direction du matériel a engagé le plan "Usine du futur" avec un investissement de 500 millions d’euros pour répondre à la montée en puissance des technicentres.
Grâce à Opter, 250 salariés ont été recrutés en CDI en 2022, et autant d’embauches sont prévues cette année. «Aujourd’hui, les dix technicentres industriels tournent à plein régime, se félicite Xavier Ouin, le directeur général de SNCF Matériel. On a beaucoup investi depuis 2015, notamment pour les rendre plus polyvalents.» L'entité en charge du matériel emploie 8 400 agents et assure chaque année la maintenance de 17 000 trains.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3720-3721 - Juillet/août 2023



