Le stockage de l’hydrogène est un défi majeur si la France veut se doter d’une filière industrielle complète. Le projet EcoHydro, doté d’un financement européen de 10 millions d’euros, va s’y attaquer. Il réunit un consortium d’une quinzaine de partenaires internationaux, industriels et académiques, sous la houlette de l’IMT Nord Europe, installé à Douai (Nord).
L’objectif : développer une résine thermoplastique recyclable, un procédé d’enroulement filamentaire pour la fabrication des réservoirs d’hydrogène, des modèles numériques pour prédire la durée de vie résiduelle des réservoirs et une technologie de recyclage des composites pour récupérer les fibres de carbone des réservoirs et les réutiliser pour fabriquer de nouvelles pièces.
Arkema, Airbus et Temsa comme partenaires
Quatre démonstrateurs devraient être créés. Le premier concerne le stockage stationnaire d’hydrogène, le second sera appliqué au développement de cylindres de transport de l’hydrogène, le troisième vise à concevoir des réservoirs résistants pour les poids lourds et le dernier étudiera les réservoirs pour l’aviation, notamment le stockage de l’hydrogène sous forme liquide cryogénique.
Avec la présence d’industriels tels qu’Arkema, Airbus et Temsa (groupe Skoda), les chercheurs espèrent atteindre le TRL 9, le niveau de maturité maximal, dans une dizaine d’années. Soit l’application de la technologie sous sa forme finale et dans des conditions réelles.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3729 - Avril 2024



