Produire une énergie propre à partir d’une ressource quasi illimitée. Telles sont les promesses – à très long terme – de la fusion nucléaire. Celle-ci demande de réussir à stabiliser un plasma à une température d’au moins 150 millions de degrés.
Une quête dans laquelle la Corée du Sud a annoncé un record historique. Les physiciens du tokamak KStar ont maintenu un plasma pendant vingt secondes à plus de 100 millions de degrés. En France, le CEA a déjà réalisé cette opération durant plus de mille secondes, mais à une moindre température. Les chercheurs du KStar ont amélioré les performances de la barrière de transport de leur tokamak – une chambre à vide en forme de donut entourée d’aimants supraconducteurs –, qui sert à contenir l’énergie au cœur du plasma. Leur objectif pour 2025 : 100 millions de degrés durant trois cents secondes.
Ces avancées profiteront-elles à Iter, un projet international de plate-forme expérimentale de fusion nucléaire, en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône), dont la Corée du Sud est partenaire ? Pas directement, le KStar et Iter ayant des propriétés différentes – le premier a des composants en carbone, le second en tungstène et béryllium, par exemple. Mais les progrès des Sud-Coréens sur la barrière de transport devraient profiter à toute la communauté scientifique.



