Un nouveau plan pour favoriser l’adoption de l’IA dans les entreprises

Regroupement d’offres de formations sur une plateforme, listes de cas d’usages et de fournisseurs de solutions clés en main, ambassadeurs de l’IA… Avec son plan Osez l’IA, la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle Clara Chappaz souhaite aider les TPE et PME qui n’utilisent pas de telles solutions à passer le cap. 

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Avec son nouveau plan Osez l'IA, le gouvernement veut inciter les entreprises à déployer de telles technologies.

L’État français souhaite diffuser les technologies d’intelligence artificielle (IA) dans les entreprises. Un nouveau plan est mis en place pour inciter les entreprises à déployer des cas d’usages. Car seuls 8% des TPE et 13% des PME utilisent une solution d’IA clé en main. Baptisé Osez l’IA, le plan présenté le 1er juillet par Clara Chappaz, entend «accélérer la diffusion de l’IA en se concentrant sur le versant demande», selon le cabinet de la ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique. Il est présenté à la suite du Sommet pour l’action sur l'IA de février à l’occasion duquel 109 milliards d’euros d’investissements dans les infrastructures d’IA ont été annoncés.

Centraliser les formations et les cas d'usage

Destiné aux entreprises, ce plan se veut être opérationnel pour aider les PME et TPE à franchir le pas. Il repose sur trois piliers : sensibiliser, former, financer et accompagner. Dans un premier temps, l’État va regrouper les offres de formation disponibles sur la plateforme Académie de l’IA accessible en ligne d’ici fin 2025 pour aider les dirigeants d’entreprises à trouver celles qui leur convient le mieux selon leurs besoins et leurs compétences. Et le gouvernement espère former l’ensemble des salariés, soit 15 millions de personnes, d’ici 2030 avec le ministère du Travail et de l’Emploi.

Sur le pilier accompagnement, tout un pan vise à mettre au point un catalogue de solutions d’IA et d’une centaine de cas d’usages pour que les dirigeants puissent visualiser les technologies qu’ils peuvent déployer dans leur entreprise. Ici l’accent est mis sur les solutions françaises et européennes. Et l’État prévoit de cofinancer environ 5000 diagnostics data et IA à hauteur de 40% pour les PME et les ETI.

Enfin, un nouvel appel à projets voit le jour : doté de 100 millions d’euros il vise à faire émerger les pépites françaises de l’IA. En complément, une dizaine de lauréats offrant des solutions clés en main et des cas d’usage à forte valeur ajoutée et reproductibles seront dévoilés le 1er juillet.

300 ambassadeurs de l'IA

Côté sensibilisation, pas moins de 300 ambassadeurs ont été désignés, dont l’homme d’affaires Maurice Lévy, le PDG par intérim de la SNCF Jean-Pierre Farandou et d’autres patrons notamment de PME et TPE qui sont particulièrement ciblées par ce plan. Leur mission ? «Être un relais d’opinion, expliquer pourquoi et comment utiliser des solutions d’IA», détaille le cabinet de la ministre. Pour ceux présents sur le terrain, ils seront référents et pourront accueillir des patrons désireux de voir ce qu’ils ont mis en place dans leur entreprise. Et aussi faire remonter les besoins.

En parallèle, les cafés IA organisés par les CCI vont continuer à sensibiliser les entreprises. Environ deux rencontres d’affaires sur des thématiques et des secteurs variés se tiendront tous les mois pour se faire rencontrer les entreprises et les offreurs de solutions. Et le gouvernement entend réitérer le business day de février 2025 l’année prochaine. Station F avait alors fait salle comble en permettant aux partenaires, investisseurs et autres professionnels de se rencontrer et d'aller à la pêche aux cas d'usage. En mettant en lumière les bonnes pratiques et en facilitant les échanges, le gouvernement espère inciter les PME et TPE à passer le pas de l'IA.

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