Une casquette environnement, une autre finance, une troisième industrie. C’est armé de toutes ces compétences que Yacine Kabeche s’est aventuré dans l’entreprenariat avec le projet Circul’Egg. "Ce n’était pas une évidence au début, mais face à la demande, je me suis lancé dans la création d’entreprise", précise ce diplômé d’AgroParisTech.
La demande ? Celle des casseries qui, à l’issue du process de transformation des œufs, n’avaient pas de solution pour les coquilles. "Lors de l’un de mes stages, j’ai rencontré le directeur de l’une d’elles qui m’a fait part de cette difficulté. J’ai alors contacté les autres. Le problème était commun", poursuit le jeune homme. Il se rapproche alors de l’un de ses camarades de promo.
L’objectif ? Trouver une technologie pour valoriser les coquilles d’œuf et éviter les déchets. Deux technos sont mises en œuvre, l’une pour séparer la coquille de la membrane, l’autre pour purifier l’acide hyaluronique de la membrane. Le premier coproduit, riche en calcium, est destiné à l’alimentation animale et aux compléments alimentaires, le second pourrait être intégré dans les cosmétiques. "Nous poussons la valorisation des produits à leur maximum", complète Yacine Kabeche.
Ces technologies, dont le brevet doit être déposé début 2021, devraient être industrialisées en milieu d’année prochaine. L’entreprise envisage de louer des espaces dans les casseries pour y installer ses machines. "Nous récupérerons gratuitement les coquilles pour les transformer." La commercialisation sera prise en charge par Circul’Egg. Un pourcentage sera ensuite reversé aux industriels et aux producteurs.



