En février, Mohamed Soliman quittera l’Université de technologie de Compiègne avec non seulement un diplôme en poche mais aussi une entreprise, la sienne, AtmosGear. Dès sa première année d’étude, ce passionné de glisse et de mécatronique, a commencé à travailler sur son rêve d’enfance : des rollers électriques dont l’assistance se cale sur les mouvements naturels du patineur.
Déjà présent dans notre sélection de 2019 avec un prototype, cet ingénieur du futur a, depuis, créé sa société, déposé un premier brevet et prépare le dépôt d’un deuxième sur la miniaturisation du moteur de roues. Installé dans l’incubateur des Hauts-de-France ITerra, il a recruté un ingénieur-stagiaire rémunéré en partie grâce à sa propre bourse d’étudiant. Il travaille l’industrialisation avec des sous-traitants, ce qui lui a permis d’affiner son business model et de proposer son produit à 700 euros contre les 1 000 initialement prévus.
Son ambition ? Convertir une partie des deux millions de patineurs français à une proposition qui s’inscrit pleinement dans l’aspiration à de nouveaux outils de mobilité électrique et aux schémas de circulation douce des villes. "Personne n’imaginait que des cadres allait se mettre à la trottinette ! Mes rollers peuvent être utilisés par des sportifs, des amoureux de la balade..." Son châssis s’adapte à toutes les chaussures de ville et la sécurité du dispositif est son obsession.



