Sanofi met un pied à Polytechnique. Le géant pharmaceutique français va parrainer un nouveau programme de recherche de l’école d'ingénieurs dénommé « Numerical innovation and data science for healthcare ».
Objectif, établir les liens entre machine learning, modélisation statistique et médecine. Sanofi se portera ainsi mécène pour un montant qui n’a pas été divulgué mais n'entend pas jouer un rôle dans les recherches en tant que telles.
Améliorer la fiabilité des données
Aujourd’hui, les données statistiques sont en mesure d’apporter une aide aux établissements de santé mais leur interprétation nécessite encore des travaux d’approfondissement pour améliorer leur fiabilité. Quelle dose de médicament convient à un patient selon sa maladie ? Comment prédire l’arrivée de patients en cancérologie ? Quelles sont les réactions de certaines molécules ?
Toutes ces questions peuvent obtenir des réponses à partir des données de santé qui, couplées à de l’intelligence artificielle, apporteraient une aide significative aux médecins et chercheurs. L’objectif à terme est de pouvoir segmenter les sous-groupes de patients, analyser leurs caractéristiques et ainsi créer les parcours d’accompagnement les plus personnalisés possible. La modélisation des données pourra par exemple s’appliquer à la dynamique des anticorps du COVID-19 ou encore à l’évolution de la maladie de Parkinson.
De nombreuses bases de données
Pour ce programme, plusieurs parcours de Polytechnique sont sollicités et croisés, notamment les masters de Data Science et de Science de la Vie. Au sein de l’école, le mécénat est porté par Etienne Minvielle, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École polytechnique ainsi que par Marc Lavielle, directeur de recherche Inria à la tête d’Xpop, équipe conjointe Inria - École polytechnique.
Leur travail s’appuie sur les bases de données de vie réelle du centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy situé à Villejuif (Val-de-Marne), les données cliniques de l’Institut du Cerveau à l'hôpital de la Pitié Salpétrière à Paris (sur la maladie de Parkinson) ainsi que des hôpitaux comme Lariboisière - APHP (sur l’anesthésie).



